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L'Usine Maroc

L'accélérateur parisien Numa poursuit son internationalisation en passant par Casablanca

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Acteur phare de l'écosystème numérique européen, Numa (ex-Silicon Sentier) s'est associé avec Eiréné4impact, société marocaine d’investissement notamment dirigée par Leyth Zniber. Le projet a pour objet de mettre en place une structure d'accueil et de soutien aux jeunes entreprises innovantes et autres startups. Démarrage prévu à Casablanca en janvier 2016 comme l'explique Leyth Zniber qui a répondu aux questions de L'Usine Nouvelle.

L'accélérateur parisien Numa poursuit son internationalisation en passant par Casablanca
Casablanca sera le prochain point d'étape de l'internationalisation de l'incubateur parisien Numa
© numaparis

Casablanca sera le prochain point d'étape de l'internationalisation de l'incubateur parisien Numa, l'ex-Silicon sentier.

En partenariat avec Eiréné4impact, société marocaine de soutien à l'entrepreunariat, l'ex-Silicon Sentier se lance au Maroc avec l'ouverture prochaine de Numa Casablanca pour y promouvoir des startups marocaines et aussi françaises désireuse de s'installer au Maroc.

accélérer la croissance de quinze écosysytèmes

"En s'appuyant sur l'expérience de Numa, notre partenariat a pour ambition d'accélérer la croissance de quinze écosysytèmes émergents d'ici 2019," explique à L'Usine Nouvelle Leyth Zniber PDG et fondateur d'Eiréné4Impact, membre de la famille Zniber, qui conduit l'important groupe marocain Diana Holding et qui intervient ici à titre personnel sans lien avec la holding familiale (voir interview à la fin de cet article).

Pour Frédéric Oru, directeur général en charge de l’international chez NUMA, cité dans un communiqué de Numa : “Au dela de la position stratégique idéale que représente le Maroc pour la France et l’Europe vis-a-vis de l’Afrique et du Moyen- Orient, nous avons mesuré (...) tous les signaux d’un point d’inflexion dans l’écosystème entrepreneurial : nombre de startups, investissements publics et privés, un vrai décollage s’amorce.” (voir notre dossier sur les stratups au Maroc)

Il est déjà envisagé que Numa Casablanca serve de base pour un déploiement à terme dans d'autres pays du continent. "Nous sommes convaincus que les innovateurs de la prochaine de?cennie sont sur ce continent et nous avons pour objectif d’implanter Numa dans 2 a? 3 pays africains", indique Frédéric Oru.

Prévu pour démarrer en janvier 2016, ce partenariat au Maroc se fera dans le cadre d'une société commune privée détenue à 70% pour Eiréné4impact et 30% pour Numa. Basée à Casablanca, le montant du capital de départ de cette nouvelle structure n'a pas été précisé.

Numa Casablanca compte proposer des prestations dont certaines seront gratuites pour les startups. Il sera demandé des participations sous différentes formes en fonction de la nature et de la maturité de leurs projets.

Ce projet complète plusieurs initiatives qui ont vu le jour ces dernières années au Maroc pour impulser et soutenir les jeunes pousses. Le circuit associatif se déploie notamment à travers l'association Startup Maroc, extrêmement active via des concours et challenges dans tout le royaume ou encore le Réseau entreprendre Maroc.

Le fonds d'investissement public-privé Maroc Numeric Fund ou des initiatives comme Intilak et Tatwir, impulsé par le Centre marocain de l'innovation apportent leur part à ce dispositif.

Tout cela s'ajoute au réseau des Technopark, incubateur de startups porté par MITC, une société à capitaux mixtes (sites Technopark de Casablanca en 2001, Rabat en 2012 puis Tanger qui a ouvert ses portes en septembre). Les trois opérateurs télécom (Maroc Telecom, Méditel, Inwi) organisent pour leur part régulièrement des challenges d'innovation.

Dernier segment a émerger, celui de l'entrepreunariat social, l'incubateur français Comptoir de l'innovation vient ainsi tout juste d'installer une filiale à Casablanca.

pas de profil type de candidature

Pour le futur Numa Casablanca, les prestations fournies revêtiront principalement la forme d'expertise, d'accompagnement et de participations à des ateliers. Sans compte le soutien logisitique et les espaces habituels de coworking.

"Notre encadrement proposera également des prestations juridiques dans le cas de dépôts de brevets à travers notre réseau d'avocats et de soutiens financiers en ayant recours au système bancaire," indique Leyth Zniber.

Il n'y aura pas de profil type de candidature car ce marché n'a pas assez de ressources pour pouvoir adresser un secteur en particulier. "L'innovation reste un critère essentiel de sélection et accompagnera la transition digitale au Maroc qui recèle un fort potentiel," note Leyth Zniber.

Mais pour développer les jeunes entreprises innovantes au Maroc, tout ne revient pas à une question de financement. "Nous sommes en phase d'amorçage et bien avant le financement, des problèmes entiers restent à résoudre comme ceux de la compétence, de l'expertise technique et l'accès à cette expertise", conclut Leyth Zniber.

Nasser Djama

"Les candidatures pour le premier programme d’accélération Numa Casablanca sont lancées ce mois"

5 questions à Leith Zniber, PDG d'Eiréné4impact,

Comment va se dérouler votre partenariat avec Numa ?

Nous avons créé une structure commune qui sera basée à Casablanca dont Eiréné4impact détiendra 70%. Nous démarrerons avec quatre personnes pour animer la structure puis en fonction de l'évolution on pourra étoffer davantage l'équipe.

Que vous apporte ce partenariat avec Numa ?

Globalement, il renforce la dynamique de professionnalisation de l’écosystème marocain. Pour nous, il permet d’élargir notre soutien à l’entrepreneuriat et aussi d’accélérer nos actions dans la promotion de l’innovation, notamment l’innovation ouverte des grands acteurs publics et privés marocains.

Justement quel est le contexte de ce marché ?

Au Maroc, les chiffres sont favorables et les signaux au beau fixe concernant le nombre de startups, ou les investissements publics et privés. Pour les investissements en capital-risque, ils ont été multipliés par 10 entre 2013 et 2014 et le nombre de startups créées annuellement a quintuplé entre 2012 et 2015.

Et par rapport aux structures existantes ?

Notre action se situe dans un cadre dynamique. Elle vient compléter à notre manière, le travail qui se fait au niveau de ces structures.

Que visez-vous à travers le Maroc ?

Nous avons pour objectif d’implanter Numa dans 2 à 3 pays africains. A travers l'accélération d'écosystèmes émergents, c'est bien l’Afrique qui est l’une de nos cibles prioritaires.

Quelle sera le rôle que va jouer Numa Casablanca ?

Ce sera un pont entre les marchés européens et africains. Les candidatures pour le premier programme d’accélération Numa Casablanca sont lancées d'ailleurs dès ce mois-ci.

Propos recueillis par Nasser Djama

 

Numa, un catalyseur de l'innovation

Créé en 2000 sous le nom de Silicon Sentier, Numa se veut être un "catalyseur de l'innovation". Parmi les services qu'il a mis en œuvre "La Cantine" est un espace de coworking créé en 2008 et "Le Camping" est le premier accélérateur de startups en France créé en 2011 et rebaptisé depuis Numa Sprint. Avant le Maroc, Numa a créé en Russie "Numa Moscou" et en Inde "Numa Bangalore".

 

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