Les sept pays qui ont commandé des A400M à EADS ont accepté d'assumer financièrement les surcoûts du programme.
"C'est réglé." Serein, le directeur stratégique d'EADS Marwan Lahoud se félicite de l'accord de financement du programme A400M. Les sept pays concernés ont convenu de régler les surcoûts du programme et de renoncer à d'éventuelles indemnités de retard. Le financement de ce nouvel avion de transport militaire est assuré.
Le programme A400M a accumulé quatre années de retard et 5,2 milliards d'euros de surcoût. Le refinancement du projet était donc indispensable, EADS a envisagé de l'abandonner. Les pays associés (Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni, Turquie, Belgique, Luxembourg) ont accepté de compenser les surcoûts, mais ont réduit le nombre de commandes fermes en contrepartie. Le plan de charge d'EADS passe de 180 à 170 avions, les dix restant étant transformées en options.
Le ministre de la défense Hervé Morin a précisé la facture de la France: 8,4 milliards d'euros pour 50 appareils en tout. "Beaucoup moins cher qu'un achat sur étagère" affirme t'il. Un point immédiatement contesté par le journaliste de Marianne Jean-Dominique Merchet, pour qui le prix des A400M a augmenté de 51% depuis le lancement du programme.
Mais l'enjeu va au-delà du prix de ces avions. "Sur l'ensemble du programme, il y a une quarantaine de milliers d'emplois, dont plus de 10 000 en France" dixit Marwan Lahoud, d'EADS. L'hexagone n'est pourtant pas au centre du dispositif industriel: l'assemblage final des appareils sera réalisé en Espagne.
Le premier A400M devrait être livré à la France à partir de début 2013, pour une mise en service actif en 2014. La réduction du nombre de commandes rend plus cruciale la question de l'export. Pour être rentables, ces avions vont devoir se vendre en dehors de l'Europe.









