Kyoto n’est pas mort et Tuvalu anime les débats
Par Agathe Remoué - Publié leC’est Tuvalu qui rythme les débats à Copenhague. Le premier jour, les représentants de cet archipel du Pacifique ont manifesté à l’aéroport et dans le Bella Center, qui accueille chaque jour 15000 congressistes. Mercredi 9, ils créaient l’événement en proposant un texte contraignant notamment les pays émergents à prendre des engagements. Le tollé qui a suivi a entraîné la suspension de cette séance officielle. Aujourd’hui, Tuvalu crée l’effet inverse et essaye –en vain cette fois- d’empêcher la clôture insatisfaisante des débats en cours.
En effet, la réunion plénière de ce jeudi matin rassemble les représentants des (172) pays signataires du protocole de Kyoto. La matinée a commencé par une longue litanie de délégués suggérant de laisser tomber ce protocole ou, au contraire, le soutenant fermement, en précisant les parties qu’il conviendrait de garder. Nicaragua, Burundi, Equateur y sont allés de leur soutien à l’annexe B de l’article 21 du protocole ; des articles 3.9… et autres.
Même la Palestine est intervenue, se disant prête à assumer sa part dès qu’elle ne sera plus occupée par l’Etat d’Israël. Devant ce déferlement peu concret, la présidente de session, la ministre de l’environnement danoise, a décidé de repousser les débats à samedi. Mais au moment où le maillet s’abattait pour rendre cette décision formelle, le représentant de Tuvalu s’est interposé. Il a demandé à ce que les débats se poursuivent pour ne pas repousser à samedi des résultats concrets. Une série d’Etats se sont alors également manifestés en faveur de l’amendement immédiat du protocole. Les présidents de la réunion, donc, ont pris une vingtaine de minutes pour confirmer la première décision. « En l’absence d’un consensus, nous remettons les débats à Samedi », déclare Connie Hedegaard. Le consensus, il est possible qu’on doive l’attendre longtemps.

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