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Kronenbourg lance une « mutation radicale » et réduit ses effectifs

Par Rédaction L'Usine Nouvelle - Publié le

Thomas Amstutz, nommé P-DG des Brasseries Kronenbourg après leur rachat par le danois Carlsberg au printemps dernier, a annoncé, ce matin, lors d'un comité central d'entreprise « un plan global de relance » qui « devrait impacter, d'ici fin 2010, 214 salariés en CDI ».

Le brasseur français, qui détient 34 % du marché national, affiche un chiffre d'affaires de 855 millions d'euros en 2007. Il emploie 1 400 personnes, principalement au siège social de Strasbourg et dans sa brasserie d'Obernai (Bas-Rhin).

« Le marché de la bière en France décline depuis plusieurs décennies et son déclin s'accélère depuis 2 ans. Il est soumis à des contraintes légales fortes qui se renforcent et à un environnement économique morose. Leader du marché, les Brasseries Kronenbourg connaissent un recul marqué de leurs positions », indique un communiqué publié jeudi.« Notre plan stratégique doit nous permettre de relancer nos ventes et de restaurer notre rentabilité afin de rester compétitifs face à nos concurrents », déclare Thomas Amstutz dans ce communiqué.

Cette réorganisation, qualifiée de « mutation radicale », concerne « tous les sites, toutes les fonctions et toutes les catégories professionnelles », précise la direction. « Elle vise à redéfinir tous les processus de fonctionnement, à revoir tous les organigrammes et à repréciser tous les postes de travail ».

« En deux ans, notre rentabilité a été divisée par deux », précise un porte-parole de Kronenbourg. La brasserie d'Obernai a produit 7,5 millions d'hectolitres en 2006, contre 6,5 à 6,6 millions attendus cette année.

« Tous les niveaux hiérarchiques sont touchés, depuis le comité exécutif jusqu'à l'employé », précise le porte-parole de Kronenbourg. Selon lui, la réduction d'effectifs concerne 121 postes de la fonction « supply-chain » (production et logistique), 52 liés aux « fonctions de support » et 42 au niveau de l'administration commerciale. « On veut remettre en place une organisation qui soit plus efficace et on va investir massivement dans la relance de nos marques auprès des clients, car le problème aujourd'hui n'est pas un problème de qualité, mais un problème d'image », affirme-t-il.

De notre correspondant en Alsace, Thomas Calinon

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