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L'Usine de l'Energie

Kit de survie à un entretien d’embauche (ou de stage) chez EDF

Ludovic Dupin , , , ,

Publié le

Entrer chez EDF, ce n’est pas seulement intégrer une multinationale, première entreprise nucléaire mondiale. C’est aussi prendre part à un groupe qui est intimement lié à l’histoire contemporaine de la France. Fille de la seconde guerre mondiale, le groupe a participé à la reconstruction du pays pendant 70 ans. Aujourd’hui, l’entreprise doit faire cohabiter son esprit de service public et le besoin de compétition dans un marché de plus en ouvert. Pour sortir votre candidature du lot et arriver serein(e) à l’entretien, voilà les cinq informations indispensables à maîtriser sur ce groupe.

Kit de survie à un entretien d’embauche (ou de stage) chez EDF © DR

Attention, attention, à l’heure où les entreprises cultivent leur marque employeur pour séduire les meilleurs profils (cf. la page Candidats d'EDF), les informations qui circulent sur l’entreprise de vos rêves sont souvent incomplètes, voire fausses. Pour montrer lors de vos échanges avec l’entreprise, qu’on ne vous la fait pas, voilà cinq informations clés qu’il vaut mieux avoir en tête.

Les vraies data

1946 : création d’EDF dans le but de réunir au sein d’un monopole les moyens de production thermique et hydraulique. Il s’agit aussi de lancer un grand programme de construction de barrages. Cette électrification de la France servira à la reconstruction du pays.

58 : Ente 1977 et 1999, la France va construire 58 réacteurs nucléaires, le deuxième parc mondial derrière les Etats-Unis. Il doit permettre à la France de développer son indépendance énergétique après avoir souffert des deux chocs pétroliers dans les années 70. La France est aujourd’hui le pays qui a la plus grande part de nucléaire dans son mix électrique (75 %).

160 000 salariés.

71 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2016

2,9 milliards d’euros de résultat net

La petite histoire

Quand bien même EDF est en train de s’ouvrir de plus en plus aux énergies renouvelables, le nucléaire reste quand même l’énergie maîtresse de l’entreprise. Or, avec le rachat d’Areva NP, la partie d’Areva en charge de la conception, de la construction et de la maintenance des réacteurs et avec la faillite de l’américain Westinghouse, EDF va devenir le plus grand acteur occidental du nouveau nucléaire. L’entreprise fera face aux acteurs asiatiques (Chine, Corée du Sud et Japon). Le groupe vient de décrocher le premier contrat de construction de nouveaux réacteurs en Europe depuis l’accident de Fukushima en 2011. Il s’agit de bâtir deux réacteurs nucléaires EPR à Hinkley Point en Angleterre, un contrat à 24 milliards d’euros !

L’idée fausse

EDF n’est pas au bord de la faillite. C’est une idée que cherchent à diffuser les anti-nucléaires. Au contraire, dans cette période très contrainte pour les prix de l’électricité, EDF est l’un des seuls grands électriciens européens à afficher des bénéfices. En revanche, ce qui est vrai est que le groupe doit faire face à un endettement excessif. Il s’élève à 37,4 milliards d’euros. Même s’il est stable, le ratio de l’endettement net sur l’Ebitda est passé de 2,1 en 2015 à 2,3 en 2016. Le PDG, Jean-Bernard Lévy, assure qu’il n’y a "pas de tension sur la capacité d’emprunt du groupe afin de couvrir nos besoins d’investissement". Réduire cet endettement reste cependant le plus gros chantier du dirigeant qui rappelle avoir été surpris de son niveau quand il a pris ses fonctions en 2014.

Le point noir

Le groupe doit fait face à un mur d’investissements dans les années à venir. Trois grosses dépenses pèsent sur le groupe. D’une part, le rachat d’Areva NP valorisé à plus de 2,5 milliards d’euros. D’autre part, le lancement du chantier des deux EPR d’Hinkley Point pour 24 milliards d’euros. Enfin, le grand carénage qui vise à prolonger la durée de vie des réacteurs nucléaire de 40 à 60 ans, pour 51 milliards d’euros sur la période 2015-2025. Face à ces dépenses, le groupe vient de bénéficier d’une augmentation de capital de 4 milliards d’euros. Par ailleurs, l’Etat, actionnaire d’EDF à 86,5%, a décidé de ne plus prélever ses 2 milliards de dividendes annuels.

L’info Joker

Le PDG du groupe Jean-Bernard Lévy, qui a pris ses fonctions en décembre 2014, a mis son groupe sur la voie d’un grand plan de transformation à l’horizon 2030, appelé « Cap 2030 ». La bonne connaissance de ce projet peut être clé pour montrer votre connaissance de l’entreprise lors d’un entretien. Il se résume en trois points :

Le premier objectif du programme "Cap 2030" est "un engagement à être plus près de ses clients. Nous avons historiquement un modèle monolithique. Il assure la sécurité d'approvisionnement et la compétitivité", explique Jean-Bernard Lévy. "Nous voulons compléter ce modèle par des services énergétiques, issus des technologies de la digitalisation", ajoute-t-il.

Le deuxième objectif est le "renforcement de la stratégie bas carbone". Pour cela, le patron de l’électricien historique veut renforcer le socle nucléaire. Mais également doubler son parc renouvelable européen en 2030, c'est-à-dire passer de 28 gigawatts (GW) à plus de 50 GW.

Le troisième objectif est un engagement plus fort à l’international. "La croissance n’est pas en Europe, alors qu’EDF est à 95 % en Europe", explique le PDG. Déjà on n’a pu voir le groupe prendre des positions très fortes en matière d’énergies renouvelables en Amérique du Sud.

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1 commentaire

Nom profil

17/04/2017 - 00h21 -

Dans la Loi de nationalisation, vous oubliez les +/- 1800 producteurs ou distributeur qui appliquaient des tarifs différents, c'était aussi un statut pour tout le personnel. Ne pas oublier que le 1% des œuvres sociale pour le personnel provient de l'indemnisation des producteurs/distributeurs qui avait réclamé le 1% sur le CA d' EDF/GDF.
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