Jusqu’à 1800 postes menacés en Europe chez Alcatel-Lucent
Par Emmanuelle Delsol - Publié le
Dans le groupe franco-américain des télécom, le plan de Gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences (GPEC) aboutirait à 1800 suppressions de postes en Europe. Un dispositif qui tend à privilégier les reclassements, reconversions ou départs volontaires aux suppressions d’emplois.
1 650 à 1 800 postes menacés en Europe, dont 450 en France sur un effectif total de 9 000. C’est ce qu’Alcatel-Lucent a annoncé mercredi à l’occasion de son comité central d’entreprise européen. Ces postes ont été identifiés comme ne correspondant pas à la stratégie du groupe pour se redresser, mais les emplois associés ne seront pas forcément supprimés. Il s’agit de l’application de la GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences) signée par la CFE-CGC et la CFDT l’an dernier et mise en œuvre depuis juillet 2011. Ce dispositif consiste à proposer de reclassements internes aux personnes concernées, des reconversions ou encore des solutions de départ volontaires et accompagnés.
C’est entre autres un moyen pour l’entreprise d’échapper au cout d’un PSE (Plan de sauvegarde de l’emploi), mais aussi de conserver des compétences, en interne, si besoin. "La direction entend reclasser un certain nombre de salariés vers des postes occupés aujourd'hui par des sous-traitants ou vers des postes ouverts en interne," explique la CFE-CGC de l’équipementier dans son communiqué. Le dispositif prévoyait aussi initialement une centaine d’embauches. Pour la CFE-CGC, "il est indispensable que le programme GPEC européen soit opérationnel dans les délais les plus brefs de façon à limiter le plus possible le nombre de suppressions d'emploi en Europe."
En France, la majorité des postes – au moins les 360 qui avaient été annoncés en 2011- devraient concerner Alcatel-Lucent France et le reste sa filière Entreprise. La démarche devrait impacter principalement les fonctions administratives, les services généraux mais aussi les forces de vente.
Sur le même principe, selon la CFE-CGC citée par l’AFP, 250 à 300 postes sur 1712 seraient concernés en Belgique, 150 à 200 postes sur 3500 en Allemagne, 450 à 500 sur 2000 en Italie, 100 sur 920 en Espagne, 150 sur 1500 en Grande-Bretagne et en Irlande avec 150 postes supprimés.

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