Jouyet confirme à demi-mot sa probable arrivée à la tête de la CDC

Par  - Publié le
Jean-Pierre Jouyet
© L'Usine Nouvelle

A l’occasion de la présentation du rapport annuel 2011 de l’Autorité des marchés financiers, son président a annoncé mettre ses fonctions entre parenthèse, le temps que sa candidature à la tête de la Caisse des dépôts soit examinée.

C’était peut-être sa dernière présentation du rapport annuel de l’AMF. Ce vendredi 29 juin, Jean-Pierre Jouyet, l’actuel président de l’Autorité des marchés financiers, pressenti par le premier ministre Jean-Marc Ayrault pour prendre la tête de la Caisse des dépôts et consignations, a fait le bilan d’une année particulièrement marquée par la crise. "Nous avons dû surveiller une centaine de sociétés de gestion fragilisées, tout en agréant une trentaine d’autres et plus de mille OPCVM", a-t-il fait remarquer en préambule.

Jean-Pierre Jouyet a par ailleurs annoncé qu’il se mettait en retrait de l’AMF afin de préparer sa candidature pour la direction générale de la CDC. Il doit en effet être auditionné par les commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat, puis se soumettre à l’enquête de la Commission de déontologie, qui se prononceront sur sa nomination.

A partir du 2 juillet prochain, Jacques Delmas-Marsalet, l’un des seize membres du collège de l’AMF, assurera l’intérim à la tête de l’institution. "Cette mise en retrait n’est pas un départ définitif, a néanmoins assuré Jean-Pierre Jouyet. Je peux toujours y mettre fin en cas d’urgence."

Avant de partir, Jean-Pierre Jouyet a tenu à fixer les prochains chantiers qui attendent l’AMF l’année prochaine. Notamment celui sur la gouvernance des entreprises cotées, qui ne serait pas au niveau de celle des pays anglo-saxons. Un thème qui fait écho à la mesure prise par le gouvernement de réduire les salaires des dirigeants d’entreprises publiques.

"Les actionnaires et les investisseurs institutionnels font de plus en plus attention à la qualité de la gouvernance comme un élément de la performance sur la durée", a expliqué Jean-Pierre Jouyet. "Les règles de gouvernance appliquées par les entreprises gagneraient à être rédigées avec  une participation plus grande des investisseurs et des actionnaires."

En incluant un contrôle plus poussé sur les rémunérations des cadres dirigeants. "Nous ne pourrons pas faire l’économie de ce débat", a-t-il prévenu, en soulignant que les entreprises publiques ne pouvaient pas être les seules à se remettre en question.

 

Rapport Annuel AMF 2011

Imprimer

Partagez l’info :

Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin envoyer à un ami

Effectuer une autre recherche

Rechercher

Identifiez-vous