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John Elkann, 32 ans, nouveau patron du groupe Agnelli

13/05/2008
Trente-deux ans à peine, le petit-fils du mythique P-DG Gianni Agnelli prend aujourd'hui les rênes de l'empire familial, à la place de Gianluigi Gabetti, 83 ans. Déjà vice-président de Fiat, John Elkann deviendra le patron d'Ifil, la holding cotée en Bourse qui gère les participations de la dynastie familiale (8 milliards d'euros). Ifil gère notamment les participations dans Fiat (30%), le groupe bancaire Intesa Sanpaolo (2,4%) ou la Juventus de Turin (62%). La holding est elle-même détenue indirectement par la société en commandite Giovanni Agnelli & C., « le coffre-fort » qui regroupe les participations des héritiers qui continue d'être géré par Gianluigi Gabetti, un proche du clan familial.

C'est son grand-père Gianni Agnelli, décédé en 2003, qui après plus de cinquante ans aux commandes du groupe, avait désigné John Elkann comme dauphin. En décembre 1997, il le nomme, à tout juste 21 ans, au conseil d'administration de Fiat.

Il naît à New York en 1976, passe son baccalauréat à Paris en 1994 et sur les conseils de son grand-père s'inscrit à l'école Polytechnique de Turin. Son diplôme d'ingénieur en poche, il poursuit dans les années 2000 un parcours au sein du groupe Fiat. Il part en stage ouvrier chez Magneti Marelli en Angleterre, sur les chaînes de montage des "Cinquecento" à Tichy en Pologne, devient vendeur dans une succursale en France, à Lille.

En 2001, il entame sa carrière professionnelle comme auditeur chez General Electric avant de revenir au Lingotto, le siège de Fiat, en mai 2002. L'entreprise vit alors des temps difficiles et doit appeler les banques à la rescousse. Au sein d'Ifil, il fait ses preuves sous l'aile de Gianluigi Gabetti et passe la moitié de son temps à l'étranger pour gérer les intérêts de la famille. Chez Fiat dont il devient le vice-président en 2004, il participe au redressement spectaculaire du groupe opéré d'une main de fer par l'administrateur délégué Sergio Marchionne. Réputé pour son verbe mesuré, il devra décider, en outre, de la cession de Fiat Auto, qui a renoué avec les bénéfices l'an dernier, à l'américain General Motors

C. R.

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