Alors qu'il a décidé de fermer ou arrêter des hauts-fourneaux en Europe, le patron d'ArcelorMittal a dépensé 18 millions d'euros dans la construction d'une tour d'acier, symbole des Jeux Olympiques d'été de Londres.
Après les métallos belges d'ArcelorMittal, c'est au tour de ceux de l'aciérie de Florange, en Moselle, de dénoncer l'ironie du tapis rouge déroulé à leur patron Lakshmi Mittal par l'organisation des Jeux Olympiques de Londres.
Dans un communiqué publié le 25 juillet, la CGT de Florange a exprimé son indignation vis-à-vis des 18 millions d'euros dépensés par ArcelorMittal pour la construction de la tour Orbit, symbole des JO érigé à l'est de la capitale anglaise.
"Avec cette tour (...), Mittal s'achète le droit de redorer son image personnelle écornée par les conflits de Florange et de Liège (Belgique)", dénonce le syndicat. Il estime "indécent" le montant payé par le numéro 1 mondial de la sidérurgie "alors que des outils de production sont à l'arrêt ou au ralenti sur notre site et en Europe".
Le groupe a décidé la fermeture définitive de ses hauts-fourneaux à Liège, en Belgique, alors que ceux de Florange sont à l'arrêt depuis l'automne 2011.
"Alors que le groupe effectue des coupes sombres sur les outils industriels d'un bout à l'autre de l'Europe, de l'Espagne à la Tchéquie, détruisant des milliers d'emplois (...) cette réalisation offre à la famille Mittal la possibilité de porter la flamme olympique", poursuit la CGT.
En effet, selon le site officiel des JO 2012, Lakshmi Mittal et son fils Aditya doivent porter la flamme jeudi dans les quartiers londoniens de Kensington et Chelsea, à la veille de l'ouverture des Jeux.
La CGT a par ailleurs indiqué qu'une flamme olympique symbolique serait portée jeudi par des enfants sur les quelques kilomètres séparant l'aciérie de Florange des deux hauts-fourneaux de Hayange en signe de protestation.









