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Jeunes diplômés Avantage aux techniciens

Arnaud Dumas

Publié le

Les entreprises tentent d'attirer les techniciens supérieurs en leur promettant de meilleures rémunérations. Les salaires offerts aux bac + 2 explosent cette année, alors que ceux des écoles de commerce et d'ingénieurs peinent à décoller.

L'envolée des salaires pour les ingénieurs et les managers semble s'être définitivement arrêtée... Au profit des premiers cycles d'études. Les techniciens supérieurs bénéficient en effet cette année des plus fortes augmentations, avec 7,5 % de plus qu'en 2008 pour ceux issus des filières de DUT (diplôme universitaire de technologie) et de BTS (brevet de technicien supérieur), et 6,3 % pour ceux du niveau licence. « Dès 2004, les salaires ont commencé à augmenter pour les diplômés de DUT, remarque Michel Le Nir, le responsable de la commission professionnalisation de l'Association des directeurs d'instituts universitaires de technologie (Adiut), qui réalise une enquête annuelle sur les diplômés sortis deux ans auparavant. Le salaire net mensuel est passé de 1 250 euros en 2004 à 1 350 euros en 2006. » En cause, la raréfaction du nombre d'étudiants souhaitant s'arrêter à ce stade d'étude. Seuls 20 % des jeunes obtenant un DUT décident d'entrer dans la vie active. Les autres préfèrent poursuivre leur cursus pour obtenir une licence professionnelle ou un titre d'ingénieur. Un moyen d'obtenir un poste à plus larges responsabilités et mieux payé.

LES APPRENTIS TRÈS DEMANDÉS

 

Les DUT restent pourtant très demandés sur le marché du travail, au moins dans certaines spécialités comme le génie civil, l'informatique, le génie industriel et la maintenance. « Lorsque l'on discute avec les recruteurs, on sent un vrai attrait pour ces métiers intermédiaires, qui sont les rouages des entreprises », reprend Michel Le Nir. Les recruteurs sont donc obligés d'opérer un rattrapage par les salaires pour attirer les candidats.

Même chose du côté de la licence professionnelle, ce diplôme à bac + 3 créé en 1999, dont le cursus comprend une grande partie en stage. L'école d'ingénieurs HEI, à Lille, qui propose cette formation par apprentissage dans le domaine du management et de la production textile, le ressent, malgré le contexte économique actuel. « Cette année, nous avons enregistré une remontée des demandes d'apprentis de la part des entreprises, constate Jean-Marc Hidoux, le directeur de l'école. Nous avons atteint notre quota alors que les années précédentes, c'était beaucoup plus difficile. » Du coup, comme l'année dernière, les entreprises ont mis le frein sur les bac + 5. En 2008, la hausse des salaires des jeunes diplômés des écoles d'ingénieurs plafonnait à 1,4 % et celle des écoles de commerce s'échelonnait entre 1,9 et 3,8 %. La tendance reste la même cette année. Les commerciaux continuent de bénéficier des plus belles évolutions de salaires, avec 2,7 % d'augmentation, contre seulement 1,9 % pour les ingénieurs. Une situation qui peut cependant varier en fonction des établissements. « Pour la promotion 2008, nos étudiants n'ont eu aucun problème pour trouver un emploi, en revanche, les rémunérations se sont tassées, il n'y a eu aucune progression par rapport aux années précédentes, confie Jean-Guy Bernard, le directeur de l'Ecole de management de Normandie. Nous n'avons pas encore d'indicateurs pour les jeunes diplômés de cette année, mais nous pensons que cette tendance va continuer. »

UN PLUS GRAND NOMBRE DE JEUNES EXPATRIÉS

 

Au contraire, à HEI, l'école lilloise, la rémunération des ingénieurs en sortie d'école a progressé de près de 1 000 euros en 2008. « Le salaire moyen atteint ainsi 32 611 euros hors primes pour la dernière promotion », se réjouit Jean-Marc Hidoux. Il reste néanmoins prudent pour cette année, notamment en raison de la conjoncture dans le BTP, qui recrute en général un quart de la promotion d'HEI. « Certains DRH m'ont dit geler les recrutements, d'autres au contraire doivent continuer pour assurer leurs futurs contrats », note le directeur de l'école.

Ses étudiants ont cependant adopté une stratégie payante : ils sont partis chercher une meilleure rémunération hors de France. « Nous avons vu le nombre de premiers postes à l'international exploser, s'étonne-t-il. Le taux de départ à l'étranger est passé de 12 à 19 %. » Avec une jolie somme à la clé : le salaire moyen des diplômés expatriés dépasse les 43 000 euros. Le remède anticrise pour les jeunes ingénieurs ?

Voir le classement 2016 des écoles d’ingénieurs post bac et post prépa

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