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Jean-Pierre Raffarin soutient les relations industrielles entre la France et l’Algérie

Par Barbara Leblanc - Publié le
Raffarin
© DENIS/REA

« A mi-chemin » d’un accord. C’est à ce stade que sont les trois dossiers industriels phares en cours entre la France et l’Algérie, selon l’envoyé spécial de la France dans le pays du Maghreb, Jean-Pierre Raffarin.

Renault, Total et Lafarge étaient les trois motivations de la visite en Algérie de l’ancien Premier ministre, chargé par Nicolas Sarkozy de faire avancer la coopération bilatérale. 

Dans ce cadre, l’implantation de la future usine Renault dans le pays fait l’objet d’âpres pourparlers depuis plusieurs mois, voire années. « Et les discussions avancent très bien », a assuré le ministre algérien de l'Industrie Mohamed Benmeradi.

Selon lui, une contre-proposition algérienne a été émise pour une production de 100 000 véhicules de gammes variées. Plus de 50 entreprises de sous-traitance algérienne pourraient être intégrées à ce projet. Malgré tout, le ministre a fait savoir que l’accord restait soumis à l’exigence « d’un taux d’intégration satisfaisant pour les produits nationaux, la participation conjointe dans la constitution du capital de l’usine et l’engagement d’aller à terme sur les marchés extérieurs ».

Concernant le projet pétrochimique de Total avec la Sonatrach, le ministre de l’Energie algérien, Youcef Yousfi, a fait savoir qu’il y a là de « grands projets stratégiques, car il s’agit d’une véritable filière de pétrochimie et de l’éthylène ». Pour l’heure, aucune décision n’a donc été prise sur ce projet dont le montant devrait avoisiner les cinq milliards d’euros.

Le métro d’Alger dans le coeur de Raffarin

L’autre grand sujet auquel Jean-Pierre Raffarin prête attention concerne le projet de métro d’Alger. Les deux parties entendent tout faire pour qu’il entre en fonction avant la fin de l’année 2011.

« Ce dossier me tient vraiment à cœur et nous faisons tout pour que le métro soit ouvert avant la fin de l’année, a commenté l’ancien Premier ministre. On est trop prêt du but pour que l’on s’éternise et je vais user de toute mon influence pour régler les désaccords en cours sur les réclamations ». Parmi eux, il vise notamment le coût des retards des travaux et les conséquences financières.

Il a également été question du groupe Lafarge et notamment du renforcement de sa présence dans le pays, de Sanofi-Aventis et d’un centre de stockage et de distribution de produits de santé.

Au total, ces trois projets pourraient concerner plus de 20 000 emplois directs. Le volume total des échanges commerciaux entre les deux pays a atteint neuf milliards d’euros en 2009.


 

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