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Jean-Marc Ayrault nomme Anne Lauvergeon à la présidence d'Innovation 2030

Elodie Vallerey

Publié le

Le Premier ministre a annoncé la création de la commission Innovation 2030, chargée de travailler sur les technologies de ruptures. Présidée par Anne Lauvergeon, elle disposera d'une enveloppe de 150 millions d'euros des Investissements d'Avenir.

Jean-Marc Ayrault nomme Anne Lauvergeon à la présidence d'Innovation 2030 © groupesrc - Flickr - C.C

Quoi de mieux pour se changer les idées en plein crise politique que de parler... d'innovation. C'est l'option retenue par le Premier ministre. Ce lundi 8 avril, accompagné de trois de ses ministres, Arnaud Montebourg (Redressement productif), Fleur Pellerin (Economie numérique et PME) et Geneviève Fioraso (Recherche), il a enchaîné la visite de deux sites industriels des environs de Tours.

Après une visite très médiatique des ateliers de TLD, le fabricant des tracteurs d'avion écologiques qui a reçu le nouveau prix de l'innovation industrielle, Jean-Marc Ayrault s'est rendu sur le site de STMicroelectronics. C'est là, sous les klaxons des anti-mariage pour tous, qu'il a annoncé le lancement de la commission "Innovation 2030", dont il a confié la présidence à Anne Lauvergeon, l'ancienne PDG d'Areva

150 millions d'euros issus des Investissements d'Avenir

"J'ai voulu mettre en place un programme expérimental d'innovation dite de "rupture", celle qui ouvre des possibilités radicalement différentes et transforme notre rapport à la technique", a expliqué Jean-Marc Ayrault. Il consacre à ce programme 150 millions d'euros des Investissements d'Avenir, "qui serviront à l'amorcer". Ils seront complétés par des financements privés.

La commission sera composée de scientifiques, d'entrepreneurs et d'économistes. Sa mission : "réfléchir à la manière dont la France doit se préparer, sur le plan technologique et industriel, à répondre aux nouveaux besoins qui naîtront, dans les vingt prochaines années, des évolutions de nos modes de vie et de consommation, mais aussi des impératifs écologiques", précise le Premier ministre.

Ce dernier compte sur la "grande expérience industrielle" d'Anne Lauvergeon, qui devra constituer son équipe dans les prochains jours. "Je vais prendre le temps, mais la commission devrait compter une quinzaine membres", estime Anne Lauvergeon, qui précise qu'elle reste une personne privée, donc non directement rattachée au Premier ministre.

Jean-Marc Ayrault a aussi annoncé que le gouvernement se réunira la semaine prochaine pour faire un premier point sur le Pacte national pour la croissance, la compétitivité  et l'emploi, six mois après son lancement. Il prendra aussi bonne mesure des préconisations du rapport Tambourin-Beylat sur l'innovation, remis vendredi 5 avril.

C'est que le constat n'est pas glorieux. "La France stagne depuis plusieurs années à la 11e place européenne et à la 16e place mondiale. Il est vrai qu'on ne s'est jamais avisé de mesurer l'efficacité des dépenses", tacle Jean-Marc Ayrault.

Pour redresser la barre, le Premier ministre propose de stimuler l'inventivité et le goût de la prise de risque dès l'école. Il préconise surtout de mettre au point un système d'évaluation permanente des outils mobilisés. Mais, sur ces deux points, il ne dit pas comment.

Désarmorcer les questions sur l'affaire Cahuzac

Les ministres qui l'accompagnaient, eux, était en service commandé pour désarmorcer les questions sur l'affaire Cahuzac. "Ce déplacement était prévu de longue date. Mais c'est important de parler d'innovation, car cela permet de se projeter dans l'avenir, de dégager une politique de croissance. De parler du futur. Mais ce n'est pas une stratégie de communication", expliquait le matin même Fleur Pellerin.

De son côté, Geneviève Fioraso, ne cessait de rappeler que pour elle et le gouvernement, "le retour sur le chemin de l'emploi est une obsession". Quant à Arnaud Montebourg, il n'avait de cesse d'invectiver les journalistes présents à relever le niveau. "Vous devriez lire mon livre plutôt que de poser des questions stupides". Et tout à son rôle de ministre du Redressement Productif, il a rappelé qu'à Mont-Louis, dans cette usine de TLD, "qui exporte 95 % de sa production", "nous avons là les soldats du Made in France"

Pour conclure cette journée, le Premier ministre a lui aussi voulu faire passer son message positif. "Notre ambition est que la France soit leader en Europe. Nous en sommes capables. Même si certains atteignent notre moral par leur comportement." 

Il remettra dès le prochain Conseil des ministres des éléments pour présenter le 24 avril un projet de loi de moralisation. "Il comprendra des éléments qui redonnent confiance, de la transparence. Il comprendra aussi un volet sur la fraude fiscale et sur les paradis fiscaux et les finances internationales". De quoi éclipser totalement l'annonce du jour, le lancement de la commission Innovation 2030.

Aurélie Barbaux, à Tours

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2 commentaires

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09/04/2013 - 10h26 -

Oui stratégie de communication et diversion. Comment y arriver avec des amateurs ? Enfin : ils sont au courant et sont assimilables à J. Cahuzac ou ils ne le sont pas et l'on constate qu'en 4 mois ce que tout le monde savait , du Président en passant par tous les ministres d'aucun n'a eu l'idée de faire vérifier une chose aussi grave ? Je ne savais pas ! Je l'ai cru !... La République a quand même quelques moyens mais nous avons des dirigeants qui manquent manifestement de compétence pour agir en temps.
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Nom profil

08/04/2013 - 18h59 -

Rien de telle qu'une bonne commission pour recaser les ami(e)s... ""Je vais prendre le temps, mais la commission devrait compter une quinzaine membres", estime Anne Lauvergeon, qui précise qu'elle reste une personne privée, donc non directement rattachée au Premier ministre" Une personne privée avec tout de même 150 million d'argent public dans les mains. Anne Lauvergeon était effectivement indispensable. Pas sur que ce soit ce genre de chose qui redonne de la confiance dans le politique.
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