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J'implante le Six Sigma dans mon entreprise

Par Marion Deye - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 2969

Méthodologie d'amélioration des processus de l'entreprise, le Six Sigma vise la qualité proche du zéro défaut. Pour qu'elle aboutisse à des progrès réels en termes d'économies, de qualité ou d'optimisation des ressources, cette démarche doit toutefois être bien pensée.

1. Sélectionner les projets

Vous êtes mandaté, en tant que responsable de production ou technicien pour mettre en oeuvre un Six Sigma ? Veillez au préalable au choix des projets : seule leur sélection rigoureuse en garantit le succès. Ce choix dépend directement de la stratégie de l'entreprise et nécessite l'implication de toute l'équipe de direction. La question clé : « Que faut-il absolument améliorer cette année pour parvenir aux objectifs que nous nous sommes fixés ? ». Les processus ? Les procédés ? Les produits ?

2. Mesurer les enjeux des projets identifiés

Implanter le Six Sigma est une action à long terme. Il doit porter sur des domaines où l'on attend une amélioration significative, en rupture avec une situation précédente. L'évaluation et la mesure précise des enjeux de chaque chantier est indispensable. Elle évite à l'équipe de direction d'avoir une vision subjective des actions à mener et l'oblige à porter son choix sur un projet réellement prioritaire pour l'entreprise.

3. Choisir les bons porteurs de projet

A ce stade, il vous appartient de choisir les acteurs chargés de faire vivre le Six Sigma sur le terrain. Ils sont de deux types : participants ou leaders. Les premiers doivent rassembler divers profils : experts, représentants des fournisseurs, collaborateurs de services en contact avec le client. Mais aussi des « candides », c'est-à-dire des collaborateurs choisis pour leur capacité d'analyse et leur regard extérieur. Le leader, lui, va être chargé du déploiement de la méthodologie. Le premier niveau de formation qu'il reçoit fait de lui un « green belt » (une « ceinture verte »). Au second niveau (destiné à appliquer le Six Sigma aux projets les plus complexes), il est qualifié de « black belt » (« ceinture noire »). Ce choix effectué, le déploiement du Six Sigma peut commencer.

4. Former les responsables

L'idéal est de débuter la formation du leader « green belt » en même temps que le premier chantier Six Sigma. Il est conseillé de missionner un consultant extérieur pour l'accompagner dans la démarche et l'aider à maîtriser les outils alors qu'il les expérimente sur le terrain. Après une formation de quelques jours, le « green belt » met en pratique ses connaissances liées au coeur du Six Sigma, à savoir le DMAIC (pour Définir, Mesurer, Analyser, Améliorer, Innover, Contrôler). Cette simultanéité action/ apprentissage permet de motiver le « green belt » qui peut mesurer au fur et à mesure les résultats de son travail.

5. Déployer la méthode aux autres projets

Rien n'empêche alors d'appliquer la méthodologie aux autres projets stratégiques. Posez-vous la question de savoir si, parmi les « green belt » formés, un collaborateur serait susceptible de devenir « black belt » pour chapeauter d'autres projets Six Sigma et assurer la formation d'autres « green belt ». La méthodologie menée dans les règles, permet de rapidement constater des progrès à tous niveaux.

Check-list réalisée avec Eric Canu, directeur du développement du cabinet de conseil et de formation Euro-Symbiose.

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