LA CRÈCHE D'ENTREPRISE, UN CONFORT POUR LES PARENTS
Boucler en vitesse un dossier et courir après son bus pour ne pas se faire tirer l'oreille par la nounou ou rater la fermeture de la crèche : gérer de front boulot et bébé est éreintant ! L'abattoir SVA, Delta Dore et les laboratoires AES en Ille-et-Vilaine, Gaz de France et PSA dans les Hauts-de-Seine, On Semiconductor France, Siemens VDO Automotive et Freescale Semiconductor près de Toulouse, toutes ces sociétés ont trouvé la parade pour éviter des sueurs froides aux parents salariés : installer une crèche d'entreprise aux portes des bureaux ou des ateliers. Relancées par la Conférence de la famille en 2003 et cofinancées par les caisses d'allocations familiales (40 millions d'euros en 2004), ces structures fleurissent. Depuis la création du crédit d'impôt famille et des contrats enfance il y a deux ans, une quinzaine ont vu le jour. La dernière en date se situe aux pieds des tours de La Défense, chez Total. Ouverte le 3 janvier, la crèche « Les petits bonheurs » accueille 60 bambins de deux mois à trois ans, de 8 à 20 heures. « Les contraintes de la vie privée de nos salariés peuvent influer sur leur travail et leur bien-être. La garde d'enfants en Ile-de-France est un problème », commente le DRH, François Carcaud-Macaire. Le pétrolier, qui souhaite recruter 30 % de femmes ingénieurs, y voit un formidable outil d'attractivité et de fidélisation de ses cadres. « D'un côté, l'employeur motive ses salariés, souligne Jean-Luc Barbier, responsable du personnel chez PSA, de l'autre, les parents ont la possibilité de concilier vie professionnelle et vie privée. » La tranquillité pour le même prix qu'une crèche publique...
Mères ou pères poules s'abstenir !
Ce n'est pas parce son chérubin est à deux pas du bureau qu'il faut lui rendre visite à la moindre pause ! Les spécialistes de la petite enfance déconseillent toute intrusion intempestive. Rien de plus déstabilisant pour un enfant que de voir apparaître et disparaître son père ou sa mère.









