ENTRETIEN Pierre Graff, le PDG d'Aéroports de Paris, répond au "Questionnaire de Proust" de L'Usine Nouvelle.
L'Usine Nouvelle - Votre dernière visite d'usine ?
Pierre Graff - Ce sont les halls d'assemblage d'Airbus à Toulouse, il y a une dizaine d'années. Sinon, les sous-sols des aéroports avec les trieurs à bagages. Ce sont aussi des usines.
Votre premier geste, le matin en arrivant au bureau ?
Allumer mon ordinateur et regarder les mails tombés durant la nuit. Cela prend une demi-heure. Un aéroport est quelque chose qui ne s'arrête jamais. Deux mails sont fondamentaux : le compte rendu des opérationnels de Roissy et celui d'Orly.
Dans votre journée de travail, la tâche la plus agréable ?
Boire un petit café à la cantine après le déjeuner, avec mes collaborateurs.
Votre concurrent le plus estimable ?
C'est l'aéroport de Francfort. Un très grand aéroport, qui accueille la Lufthansa, une grande compagnie.
Votre qualité numéro 1 ?
Je suis fidèle.
Celle que vous recherchez chez les autres ?
La loyauté. J'aime bien les gens francs et bosseurs.
Votre pire cauchemar professionnel ?
Une panne informatique qui paralyse les opérations. Ce n'est jamais arrivé.
Votre meilleur souvenir ?
L'accueil chaleureux des cadres lors de la dernière convention. Parfois, c'est ingrat d'être patron. Ils m'ont témoigné une certaine empathie et de la gratitude
La technologie qui vous fascine ?
L'industrie aéronautique avec Airbus et Boeing me fascine.
Celle que vous détestez ?
Joker !
L'autre métier que vous auriez aimé exercer ?
J'aurai aimé être un violoniste. Être Yehudi Menuhin.
Un inventeur, un patron ou un scientifique pour illustrer un nouveau billet de banque ?
Henri Poincaré, car j'adore les mathématiques. C'est un mathématicien immense. On parle de l'homme politique, son cousin, Raymond Poincaré, mais jamais de lui.
Le dernier livre que vous avez lu ?
"Le monde d'hier. Souvenirs d'un Européen", de Stefan Zweig. C'est de la très belle littérature et c'est un également un grand-livre d'histoire.
Pour votre pot de départ, la phrase que vous aimeriez entendre ?
Merci d'avoir fait de votre mieux.









