imprimer

Italie : coup d’envoi au nucléaire

Le 15 février 2010 par Ana Lutzky
Nucléaire
© Qilai Shen/Panos-REA

Italie : coup d’envoi au nucléaire
Le référendum post Tchernobyl en 1987 avait sonné le glas du nucléaire en Italie. 22 ans plus tard, la publication d'un décret du gouvernement Berlusconi fixant le calendrier de construction des nouvelles centrales vient de donner un coup d'accélérateur au retour du nucléaire sur la péninsule. Le gouvernement a inscrit l'échéance de 2020 pour la mise en service des huit futurs réacteurs. Quatre d’entre eux seront vraisemblablement des EPR d’Areva, en vertu de l’accord franco-italien signé en février 2009. Les ingénieurs d’Enel ayant perdu tout savoir-faire en la matière, EDF a invité six d’entre eux à se former sur le chantier de Flamanville. Les mots de l’administrateur délégué d’Enel à propos de la «rivalité partenaire » entre son entreprise et EDF sont d’ailleurs révélateurs. « Enel a été contraint, par la loi, de perdre du poids en Italie. Résultat, si EDF détient encore 80 % de part de marché dans l'Hexagone, Enel se situe entre 25 % et 30 % sur son marché domestique » Par contre, « EDF est concentré sur le nucléaire, tandis qu'Enel possède des technologies plus diversifiées, ce qui rend le groupe plus profitable pour le kilowattheure vendu ». « Pour le reste, nos entreprises sont comme deux sœurs ». Bien sûr.

Nigéria : quelque chose de pourri au royaume du pétrole
Les oléoducs nigérians des majors fuient chacun leur tour dans les cours d’eau où les pêcheurs avaient l’habitude d’attraper leurs poissons, montre le « reporter de l’extrême » Ross Kemp dans un documentaire diffusé sur la chaîne Direct 8. Tandis que les pêcheurs reconvertis en pirates enlèvent les cadres des pétrolières contre rançon (Shell a d’ailleurs indiqué qu'il ne comptait plus sur Lagos pour assurer la croissance du groupe, compte tenu des problèmes récurrents de sécurité), chaque compagnie venue pomper l’or noir arrose allègrement la compagnie nationale nigériane NNPC pour obtenir des contrats. Technip ne déroge pas à la règle, qui va accepter de payer 245 millions d’euros pour tirer un trait sur une affaire de pots-de-vin. Le spécialiste français des équipements pétroliers et gaziers détient 25 % de TSKJ (Technip, la filiale d'ENI Snamprognetti, le japonais JGC et la société américaine KBR), un consortium de pétroliers accusé d'avoir versé 180 millions de dollars à des responsables nigérians entre 1994 et 2004. La provision risque d’entacher le résultat net de Technip, qui sera dévoilé jeudi.

Un suicide chez Thalès en Chine
Le Japon reste la 2e économie mondiale en 2009, devant la Chine. 5.075 milliards de dollars de PIB au compteur nippon, contre 4.900 milliards pour sa voisine, en pleines festivités du nouvel an chinois. Reste que chez Thalès, l’ambiance n’est pas à la fête dans l'empire du milieu. Un salarié du groupe électronique basé en Chine s'est donné la mort, annonce la Tribune. En octobre 2009, une employée du groupe s’était suicidée sur le site de Châteaubourg en Ille-et-Vilaines. En janvier, une tentative avait pu être arrêtée in extremis au sein de Thales Optronic après qu'un salarié ait tenté de se défenestrer. Via la société Psya, Thales Optronique a ouvert un service 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, accessible à travers une plate-forme d'écoute et de soutien psychologique par téléphone constituée d'un réseau de 300 psychologues cliniciens intervenant sur l'ensemble du territoire français.

Bharti tient sa revanche
L'année dernière, Bharti Airtel, le numéro un indien de la téléphonie mobile, avait tenté, sans succès, de reprendre son homologue sud-africain MTN Group. Le résultat aurait été à la hauteur de la hargne avec laquelle la partie était disputée : l’union aurait fait naître l'un des plus grands opérateurs mondiaux de téléphonie mobile, fort d'au moins 200 millions d'abonnés et présent sur deux des marchés qui connaissent la plus forte croissance dans ce domaine, l'Inde et l'Afrique. Qu’à cela ne tienne. Depuis, Bharti a repris 70 % d'un opérateur du Bangladesh. Cerise sur le gâteau, le géant koweïtien des télécommunications, Zain, semblait sur le point d'accepter hier soir l'offre de Bharti pour le rachat de ses filiales dans 15 pays africains, indique le site internet du « Wall Street Journal ».


RECEVEZ GRATUITEMENT TOUS LES LUNDIS LA NEWSLETTER « LA SEMAINE DE L'INTERNATIONAL »

Brésil, Russie, Inde, Chine, les BRIC sont l'avenir de la croissance mondiale. De pays émergents, ils sont désormais les pays dominants. La formation de nouveaux blocs renversent les anciens équilibres mondiaux. Ana Lutzky et Pierre-Olivier Rouaud décryptent les nouveaux enjeux géopolitiques au travers du prisme de l'actualité. L'information du monde pour écouter la planète.


Partagez l’info :

Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin Partager cet article sur Wikio envoyer à un ami

Effectuer une autre recherche

Rechercher
À la une
Rails gelés

Les réseaux de transport résistent à la vague de froid

Route, rail, canaux : les gestionnaires des différents réseaux de transports...

Centrale nucléaire de Nogent

Les réacteurs nucléaires doivent fonctionner au-delà de 40 ans pour l'Etat

Pas de pré-retraites pour les centrales nucléaires !...

Ouvrier Soudure

Agenda de l'industrie : la semaine du 13 au 19 février 2012

C'est une semaine à tendance politico-industrielle qui s’annonce. Mais aussi...