ISO 12931, la norme anti-contrefaçon pour tous

Par  - Publié le
Stop à la contrefaçon
© YLegrand - Flickr - C.C.

Cette nouvelle norme internationale, - sur laquelle a travaillé l’association française de normalisation (Afnor) -, vient renforcer la lutte anti-contrefaçon. Iso 12931 se présente comme un outil pour aider les entreprises à protéger leurs produits contre "une des principales activités du crime organisé."

Hologramme, nanoparticules, étiquette anti effraction, la norme ISO 12931 propose plusieurs solutions qui permettent aux industriels de certifier l’authenticité d’un produit. Conçue par la commission Afnor, - qui regroupe aussi bien des industriels de l’optique que des constructeurs automobiles ou la gendarmerie -, la nouvelle norme cherche à anticiper les besoins des industriels pour lutter contre la contrefaçon.

"Le contenu de la norme a été pensé pour qu’en le lisant, les entreprises puissent organiser leur système de lutte et choisir le marquage le mieux adapté. Hermès n’est pas confronté aux mêmes problèmes qu’un constructeur automobile", explique Danièle Klein, en charge des relations presses chez l’Afnor.

Ainsi la norme est composée d’un volet technique mais aussi d’un volet juridique, ce qui permet aux PME exemptes de service juridique de prendre connaissance des démarches pour mieux se protéger. "Il faut connaître les différentes règles juridiques, savoir comment déposer un brevet", explique Jean Michel Loubry, président de la commission Afnor et expert en traçabilité et protection contre la contrefaçon.

La diversité pour mieux lutter

S’il n’existe pas une seule règle applicable à tous, la meilleure solution reste la diversité des techniques de protection. Dans son texte, l’Afnor propose ainsi différents niveaux de solution : les marquages accessibles à tous, ceux qui se vérifient avec un outil et ceux qu’on détecte en laboratoire par l’utilisation de spectrogrammes par exemple.

"Il faut déterminer à qui on s’adresse. Facile à reconnaître à l’œil nu, l’hologramme offre aux consommateurs la possibilité de déterminer l’authenticité d’un produit tandis que les nanoparticules, mélangés à la peinture, nécessitent l’utilisation d’un outil et s’adressent en particulier aux douaniers ou aux distributeurs", continue Jean Michel Loubry.

Alors que, selon une étude de l’OCDE, la contrefaçon coûte aux pays du G20 plus de 100 milliards de dollars par an et entraine la suppression de 200 000 emplois dans le monde dont 30 000 en France, l’Afnor continue ses travaux pour s’armer contre la contrefaçon. En parallèle de la norme ISO 12931, une formation sera proposée aux PME.

Imprimer

Partagez l’info :

Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin envoyer à un ami

Effectuer une autre recherche

Rechercher

Identifiez-vous