iPhone fissurés : Apple sort de son mutisme
Le 31 août 2009 par Christophe Dutheil
Il était temps... Invitée à s'expliquer sur les incidents touchant le nouvel iPhone 3GS, la firme à la pomme vient d'avancer un début d'explication. Selon elle, les terminaux fissurés ne comportaient aucun défaut de batterie. Mais ils auraient subi des « pressions externes ».
Après avoir longtemps gardé le silence sur les incidents qui ont touché une dizaine d'iPhone 3GS en France, Apple ne fait plus le dos rond et tente d'éteindre la polémique. Vendredi, à l'issue d'une rencontre avec Hervé Novelli, secrétaire d'Etat à la Consommation, la firme a diffusé un communiqué à l'AFP dans lequel elle nie toute responsabilité.
Ecrans fissurés
En France, mais aussi au Royaume-Uni, les symptômes décrits par les « victimes » sont presque toujours les mêmes : l’écran de l'iPhone 3GS se craquèle soudainement, projetant parfois de minuscules bouts de verre, mais l'appareil continue de fonctionner. Et partout, les supputations sur les causes des fissures vont bon train : certains évoquent des dysfonctionnements d'un type de batterie lithium-ion, d'autres une implosion de l'appareil et d'autres encore des problèmes liés au haut parleur ou au vibreur.
Apparemment à l'écoute, Apple ne semble pas convaincu. Le groupe affirme que les premières analyses réalisées sur les modèles incriminés témoignent toutes d'une « pression externe » exercée, expliquant les fissures. « A ce jour, il n'y a aucun incident avéré lié à une surchauffe de la batterie concernant l'iPhone 3GS », martèle Apple, rappelant que « le nombre de cas sur lesquels [Apple enquête] s'élève à moins d'une dizaine » (sur 26 millions d'iPhone 3GS commercialisés).
Les explications d'Apple peinent encore à convaincre de nombreux passionnés, peut être parce qu'elle arrivent si tardivement, bien après que des enquêtes ont été diligentées par la Commission européenne, puis par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).
Christophe Dutheil
2 réactions
saintaubin | 03/09/2009 - 16H48
S'il s'agit effectivement d'une dizaine de cas sur 26 millions, cela relève quand-même de l'anecdotique et cela fait beaucoup de bruit pour pas grand chose.
Et si ce n'est pas un défaut de conception, cela pourrait n'être que la rançon de la gloire...
zozo | 01/09/2009 - 15H59
Une marque qui reporte ses responsabilités sur ses clients, c'est normal???
Et à la limite, si les problèmes étaient vraiment du à des pressions extérieures excessives...pourquoi continuer à acheter des téléphones aussi fragiles?

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