Malgré la récession mondiale, la faiblesse de la croissance française et la baisse des flux d’investissements directs étrangers (IDE) dans le monde, les investissements étrangers créateurs d’emplois (hors flux purement financiers) sont restés stables l’an dernier dans l’Hexagone. Mieux, avec 639 projets contre 641 en 2008, l’année 2009 enregistre le quatrième meilleur score depuis quinze ans. Une performance qui permettra de sauver ou créer 29 889 emplois (31 932 en 2008, 39 998 en 2006), selon les chiffres de l’Agence française pour les investissements internationaux (AFII). Depuis 2000, la moyenne annuelle tourne autour de 30 400 postes, tandis que les destructions d'emplois provoquées par les entreprises étrangères ne font pas l'objet d'un recensement. Avec 65 milliards de dollars, la France occupe en 2009 la troisième position dans l’accueil des IDE dans le monde, dixit la Cnuced. Elle était également le deuxième pays émetteur d’IDE en 2008, avec un montant de 199 milliards de dollars.
En bonne communicante, la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, explique ces bons résultats 2009 par la qualité de la main d’œuvre française, le dispositif de crédit impôts recherche et la suppression de la taxe professionnelle : « des mesures qui apportent de la visibilité aux investisseurs étrangers ».
Plus précisément, 62 % des décisions d’investissements étrangers prises en 2009 concernent des créations d’activité (contre 56 % en 2008), 28 % des extensions de sites ou implantations existantes (34 % en 2008) et 10 % des reprises de sites en difficulté (9 % en 2008).
Si les projets dans la production (29 % contre 34 % un an plus tôt) et dans les centres de décision (17 % contre 26 %) voient leur part diminuer, les décisions touchant la R&D double de volume en un an, à 8 % du total.
Le secteur manufacturier engrange 66 % des projets, grâce aux secteurs à haute valeur ajoutée et à l’énergie (73 décisions, contre 36 en 2007). La proportion des services se replie à 34 %, avec la baisse des projets dans le conseil et l’ingénierie, de même que dans les télécoms et internet.
Point de vue géographique, les entreprises européennes génèrent 68 % des projets d’investissements étrangers créateurs d’emplois (65 % en 2008), alors que la part des entreprises nord-américaines diminue, de 22 à 19 %. Les entreprises asiatiques atteignent la barre des 10 %. Par pays, c’est l’Allemagne qui a été à l’origine du plus grand nombre de décisions (113), devant les Etats-Unis (106), qui étaient le premier investisseur en France depuis de nombreuses années, l’Italie (56) et l’Espagne (43). Ces quatre pays représentent la moitié des nouveaux investissements.
Les projets touchent toutes les régions françaises (avec notamment 5 projets dans les Dom-Tom), mais trois territoires accueillent plus de 50 % des décisions : Ile-de-France (30 %), Rhône-Alpes (14 %) et Provence-Alpes-Côte-d’Azur (9 %).
Pour en savoir plus : le bilan 2009 complet des investissements étrangers en France


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