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Intrasense ouvre le bal des introductions en bourse sur Alternext

Par Gaëlle Fleitour - Publié le
Intrasense
© Intrasense

D’ici à la mi-février, trois starts-up en santé tentent de s’introduire en Bourse. Première à se lancer sur Alternext, Intrasense met ses logiciels à disposition des équipementiers de l’imagerie médicale. Mais veut aussi séduire l’industrie pharmaceutique.

Et de trois ! Après Adocia et EOS Imaging, c’est au tour d’Intrasense de se lancer dans la course à l’introduction en Bourse. Mais le marché est différent : c’est sur Alternext que ce spécialiste de l’imagerie médicale compte faire ses armes. Ses ambitions sont aussi plus modestes : lever, d’ici le 15 février, 3,7 millions d’euros. "L’entrée en bourse est un accélérateur très important pour nous, mais nous souhaitons être réalistes par rapport au marché et nos attentes", explique Patrick Mayette, directeur général d’Intrasense. Ce dernier a cofondé la société en 2004, à partir d’une technologie de détection des tissus en imagerie scanner grâce à des algorithmes développée par son associé, Stéphane Chemouny.

Utiliser la plateforme pour l’évaluation de candidats-médicaments

Depuis, c’est une véritable plate-forme logicielle que propose la start-up, permettant de traiter en 3D et de combiner des images médicales issues de tout type d’équipement (modalités scanner, IRM, TEP, radiologie numérique…). De quoi faire gagner du temps aux radiologues pour traiter le dossier d’un patient, et compléter les "logiciels développés par les grands acteurs de l’imagerie, destinés avant tout à faire vendre leurs équipements", estime Patrick Mayette. Homologuée "dispositif médical" dans plus de 40 pays, aux Etats-Unis, en Europe et en Asie, la plateforme dispose désormais de modèles spécialisés par organe, et d’une application de suivi oncologique. Elle permet, après le diagnostic et le début du traitement, de visualiser l’évolution de la tumeur. Ce qui pourrait permettre à Intrasense d’offrir ses outils pour l’évaluation des candidats?médicaments en cancérologie.

Des logiciels intégrés dans les technologies des grands équipementiers

Mais la société ne s’adresse pas directement aux utilisateurs de ses logiciels. "Nous vendons nos produits en marque blanche à des industriels, soit de l’imagerie médicale, soit spécialisés dans les systèmes d’information ou le stockage des images des hôpitaux", précise Patrick Mayette. Intrasense a ainsi signé en 2009 un accord avec Toshiba, pour intégrer ses licences logicielles dans les IRM du japonais. Parmi ses potentiels partenaires figurent aussi de nouveaux entrants dans l’imagerie comme les français EOS Imaging et Mauna Kea, cotée depuis 2011.

Un modèle qui semble porter ses fruits : Intrasense a dépassé les 2,4 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2011, et devrait être à l’équilibre en 2014, selon les analyses de Gilbert Dupont. Et peut s’appuyer sur ses 44 salariés, dont 20 dédiés à la R&D à Montpellier, pour décupler son offre.

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