Innover pour rebondir
Par Redaction L'Usine Nouvelle - Publié le
C'est un chiffre étonnant mis en exergue par certains économistes, tel Ilian Mihov, professeur à l'Insead. Aux Etats-Unis, depuis 1870, le PIB réel par habitant a crû en moyenne de 1,85% par an. Guerres mondiales, grande dépression, chocs économiques
La meilleure explication de cette surprenante performance?Le progrès technique. En résumé, dans une économie avancée comme celle des Etats-Unis, la diffusion progressive des dernières technologies disponibles entraîne une augmentation de la productivité. Donc un rythme régulier de croissance à long terme.
Durant certaines périodes, le progrès semble accélérer. Ce fut le cas lors de la généralisation du chemin de fer, de l'électricité, de l'automobile, des automatismes industriels, puis plus près de nous, du numérique et demain peut-être des bio ou nanotechnologies.
Doctement, on pense alors qu'une nouvelle économie est en train de naître. On se trompe souvent, la période n'ayant rien de plus révolutionnaire que la précédente. Mais ces sauts technologiques permettent de générer de nouveaux marchés de biens ou de services... et des entreprises. Faut-il rappeler que Google a été créé il y a dix ans? Et dans les périodes de crise ? On l'a vu la règle du 1,85% a résisté aux tourments du XXe siècle. Faisons le pari que le cycle dépressif actuel, aussi rude soit-il, ne fera pas exception. Bref, qu'après le gros temps viendra le beau temps, quand la microéconomie aura repris le pas sur les désordres macroéconomiques.
C'est dans cette perspective que nous avons préparé ce supplément empli à la fois de projets d'entreprises,
de technologies dernier cri, d'outils pratiques mais aussi d'idées et de réflexions. D'optimisme en un mot.
A elle seule l'innovation ne viendra pas à bout de la crise... mais on ne viendra pas à bout de la crise sans innovation.
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Pierre-Olivier Rouaud

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