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Innovation et énergie électrique au coeur de l'université d'été du Medef

Par Morgane Remy - Publié le
Université Medef
© Morgane Remy

Deuxième page de notre carnet de bord d’une journée passée à l’université d’été du Medef, à Jouy-en-Josas, en région parisienne. Avec une plongée au cœur des exposants. Car l’événement n’est pas seulement un lieu de réflexion et d’échange. C’est aussi l’occasion de faire connaître son activité et ses produits.

Si l'on résiste à l’appel des croissants gratuits du bar devenu un haut lieu de rencontre,  c’est l'espace des stands qui offre un premier aperçu de l’Université d’été. Comme un salon, les entreprises sont là pour présenter leurs produits et créer des relations. Ici, " innovation" est le maître-mot. A un point qu’il faut renoncer à compter le nombre de fois où il apparait sur les devantures de stands. Tout comme le mot "électrique" qui fleurit ça et là. A croire que ces deux termes ont leur destin lié à l'université d'été du Medef.

Schneider Electric est là pour expliquer sa stratégie qui consiste à s’implanter dans les pays émergents et aider les industriels à économiser de l’énergie. Mia, le constructeur de voiture électrique, ex-Heuliez, est juste à côté. Une proximité qui leur donne l'occasion d'échanger sur une préoccupation générale : l'avenir.

Pendant ce temps, les représentants des industriels naviguent entre les stands, s’assoient quelques minutes puis repartent pour une autre entreprise. Un flot rapide et continu qui donne à l'exercice de la prise de rendez-vous pour une interview des allures de speed dating.

Un peu plus loin, une carcasse de voiture non identifiée attire le regard. Le toit manque. Le plancher est là, les sièges aussi. Et la batterie surtout. Le tout en métal chromé. C’est la C-Zen de Courb, une PMI lyonnaise spécialisée dans les véhicules électriques. La batterie fer-lithium a été développée en partenariat avec le département du Commisariat à l’énergie atomique (CEA). "Nous sommes un petit industriel. Mais nous avons le soutien du CEA. Et notre buggy [petit véhicule de loisirs, Ndlr] a été construit autour de cette technologie de pointe", raconte fièrement Alexandre Desneux, le manager technique et industriel. La batterie est le cœur du véhicule. Et la carcasse que l’on observait n’est que l’enveloppe corporelle. 

Quand se pose la question du prix, le sourire se tend mais reste charmeur : "15 000 euros sans battterie et 22 000 avec. Nous nous adressons à des collectivités locales et des flottes d’entreprises dans un premier temps. Vous allez voir, c’est possible". Surtout, la crise ne lui fait pas peur. "Notre crédit impôt recherche est épargné. Ca nous permettra de continuer à se développer et à embaucher", annonce-t-il, sûr de son affaire. 40 véhicules sont déjà en production. Juste avant de partir pour un autre stand, il nous donne rendez-vous en juin 2012 pour la vente des premiers modèles. Obtenir un deuxième rendez-vous… ça signifie que le speed dating fut un succès, non ?

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