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Informatique : pas de mouvement de concentration chez les SSII

Par Rédaction L'Usine Nouvelle - Publié le
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Syntec Informatique a enregistré 976 rachats de 1997 à 2007 en France pour un volume global de transactions avoisinant 1,4 milliard d'euros. Pourtant, compte tenu des évolutions du marché, la chambre syndicale des éditeurs et des SSII n'y voit pas un sign

Concentration... Ce terme, si souvent employé lorsqu'il est question d'informatique, ne rend en fait « pas compte du marché français » selon une nouvelle enquête sur la concentration dans le secteur des logiciels et des services, réalisée par HSBC et AP management à la demande de Syntec Informatique, la chambre syndicale des éditeurs et des SSII. Fruit d'un « observatoire de la concentration sur une décennie » (de 1997 à 2007), cette étude souligne que s'il existe bien un mouvement de concentration au niveau mondial et européen, en France seul le marché des éditeurs est concerné et souvent au détriment des acteurs nationaux.

Consolidation

Selon Syntec, près des deux tiers des « opérations » enregistrées en France de 1997 à 2007 concernent des sociétés de services, le tiers restant - en forte hausse - étant en grande partie le fait d'éditeurs. Pourtant, côté sociétés de services, la tendance ne serait pas à la « concentration » mais à la « consolidation ». Explication : « l'étude analyse deux choses. D'une part, ce qui s'est passé en terme de flux et de mouvements depuis 11 ans. Et d'autre part l'état du stock, à savoir le nombre d'entreprises, la profondeur du marché en comparaison à d'autres secteurs de services ou à d'autres pays », explique Pierre-Yves Dargaud, président d'AP Management. «Si on regarde les flux, avec 976 opérations enregistrées, il est clair que le marché s'est consolidé. Mais, le marché étant aujourd'hui plus gros, on ne peut pas dire qu'il se soit concentré », poursuit-il. .

Freins

Parmi les freins à la concentration, tous segments confondus, il est à noter que les « petites entreprises sont encore prédominantes dans le secteur » - sur plus de 21 300 entreprises répertoriées, seules 4 680 comptent plus de dix salariés - et elles éprouvent donc des difficultés à investir pour grandir. S'ajoute à cela une internationalisation du marché qui aspire « les entreprises les plus importantes hors du marché français », selon Syntec. En témoigne, rappelle-t-il, le rachat de Business Objects, deuxième éditeur français, par SAP en 2007 qui « en est une illustration concrète ». De 1997 à 2007, 26% des opérations ont été réalisées par des entreprises internationales, principalement britanniques ou américaines. .

Plus de concentration en période de crise ?

Quant à savoir si la crise financière actuelle risque d'entraîner une valse de fusions et d'acquisitions, Pierre-Yves Dargaud se garde de tout pronostic : « La dernière crise significative [celle de 2001] a eu un impact très lourd sur les fusions acquisitions. Un nombre record d'opérations importantes a ensuite été enregistré en 2003, avec notamment le rachat de Sema par Atos Origin, celui de Transiciel par Cap Gemini ou encore le rapprochement entre Brime Technologies et Assystem. Je me garderais cependant bien de comparer la crise actuelle, si tant est que le mot crise soit approprié, avec ce qui s'est passé à cette époque. »

Christophe Dutheil

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