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Inéo se dote d'une solution de supervision des infrastructures

Par Christophe Dutheil - Publié le
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© Sinovia

La filiale de GDF-Suez vient de racheter Sinovia, une jeune pousse française spécialisée dans la supervision logicielle des équipements et des bâtiments. Objectif : se renforcer sur les marchés de l'intégration et de la gestion des systèmes industriels et urbains.

Créée en 2006 par une équipe de chercheurs français, la société Sinovia (1,1 million d’euros en 2009 avec une vingtaine de collaborateurs) vient de rejoindre le groupe GDF Suez, et plus précisément sa filiale Inéo, un spécialiste du génie électrique fort de quelque 14.500 salariés.
 
Le montant du rachat n'a pas été communiqué. D'ores et déjà finalisé, il doit aider Inéo (2 milliards d’euros de chiffre d’affaires l'an dernier) à renforcer « sa compétitivité sur le marché de l’intégration et de la gestion des systèmes industriels et urbains ».
 
« Nous voulions nous rapprocher d'un grand groupe industriel afin d'assurer notre pérennité et de croître », confie Carlos Moreno, PDG-fondateur de Sinovia. Son entreprise répond à la fois aux besoins des collectivités locales (par exemple à Gonfreville L’Orcher, en Haute-Normandie, à Nancy ou dans les Hauts-de-Seine...), et à ceux de plusieurs sites industriels (Daimler Chrysler France...).
 
Sinovia  édite une plate-forme de supervision des équipements et de vidéosurveillance (OPENcontrol), ainsi qu'un système de gestion des infrastructures d'éclairage public (€Colighting). Lequel système sera prochainement utilisé pour gérer à distance les 10.000 points d’éclairage des 15 kilomètres du tunnel reliant Nanterre à La Défense.
 
« La cité du futur », un projet commun
 
Selon Carlos Moreno, « l'élément déclencheur du rapprochement a été la participation de Sinovia au marché ouvert par la préfecture de police de Paris » pour la vidéosurveillance. Un marché portant sur la conception, la construction et la maintenance d'un « syste?me de vide?oprotection sur la voie publique », remporté en juillet 2010 par la société de projet IRIS, détenue par Inéo-GDF Suez et Citélum. « La technologie d'hypervision de Sinovia a donné au projet une longueur d'avance par rapport à certaines solutions concurrentes, présentées par des systémiers comme Thales », affirme-t-il.
 
Pour Inéo, le rachat de Sinovia est partie intégrante de sa stratégie visant à développer « des solutions globales multi-techniques [permettant] de rendre la ville de demain plus sûre, plus
mobile, plus attractive et plus durable ». Un objectif partagé par Sinovia. « Nous parlons de 'ville numérique et durable'. Inéo appelle cela la 'cité du futur', c'est-à-dire l'utilisation du numérique pour fédérer et gérer de manière intelligence toutes les infrastructures (du bâtiment jusqu'à la ville). ».
 
Passée l'intégration, tout l'objectif pour la start-up sera malgré tout « de préserver sa capacité d'innovation au sein du groupe », conclut Carlos Moreno. Et cela risque d'être plus difficile.
 
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