Industrie : les investissements repartent en 200713/07/2007
Dans quelle situation se trouve l'industrie aujourd'hui ? Qui investit ? Quelles sont les premières usines de France ? A qui appartiennent-elles ? Cette année encore, L'Usine Nouvelle répond à ces questions dans son dossier la France de l'industrie 2007.
Cette fois, l'embellie est là ! Il y a longtemps que nous n'avions pas vu, en France, d'aussi nombreux et importants projets d'investissement. Les bonnes nouvelles se sont accumulées ces douze derniers mois (période de référence pour ce numéro spécial de « L'Usine Nouvelle ») au travers de 21 régions. Certes et l'ombre est large, les activités à forte main d'œuvre continuent de sombrer, particulièrement dans les biens de consommation et l'automobile. La multitude des fournisseurs et équipementiers du secteur subit de plein fouet la recomposition mondiale. Les regards - inquiets - se portent sur les unités d'assemblage des constructeurs nationaux, Renault et PSA. Mais l'investissement productif est porté par la bonne santé exceptionnelle du BTP et de l'énergie. L'année 2006 est la meilleure depuis plus de 25 ans dans la construction, avec 421 000 logements mis en chantier. Les producteurs de matériaux investissent massivement. L'allemand Knauf annonce la construction d'une usine de laine de verre à Lannemezan (Hautes-Pyrénées) pour 100 millions d'euros, génératrice de 120 emplois. Le groupe s'implante sur le site d'Alcan (photo), qui doit fermer ses portes en mars 2008. Les groupes français se montrent très actifs : Lafarge, Saint-Gobain Isover, Terreal ou Imerys. Nord-Pas-de-CalaisPourquoi GSK Bio France (Royaume-Uni) investit 500 millions d'euros à Saint-Amand-les-Eaux (59) ?Carole Resman, directeur général du site, s'explique. Le numéro 1 mondial de la conversion de l'uranium, Areva, investit 610 millions d'euros dans les deux usines de transformation de sa filiale Comurhex, spécialisée dans la préparation du combustible. En parallèle, le groupe construit pour 3,2 milliards d'euros l'usine « Georges Besse II » au Tricastin (Drôme), spécialisée dans l'enrichissement de l'uranium. Sans oublier, l'arrivée de l'EPR d'EdF à Flamanville, dans la Manche, pour 3,3 milliards d'euros d'ici à 2012. Dans le sillage de ce « booster », des activités à plus forte valeur ajoutée (R&D, design, conception...) émergent. Enrichment Technology France, nouvelle société détenue par Areva et le britannique Urenco, recrute une centaine de personnes pour développer la technologie de l'ultracentrifugation sur Georges Besse II. IBM ouvre un centre mondial d'excellence pour l'énergie nucléaire, près de Nice, pour supporter les entreprises électriques internationales dans la production d'un kiloWatt heure sûr, propre et compétitif. Dans la chimie-pharmacie, le phénomène est identique. Le britannique GSK investit 500 millions d'euros dans le Nord pour un anticancéreux et crée 300 emplois. Pierre Fabre, Ipsen, Sanofi-Aventis ont également de nombreux projets autant en production qu'en R&D. L'Oréal annonce l'implantation, en banlieue parisienne, d'un centre de R&D mondial dédié au capillaire (600 chercheurs, cadres et techniciens mi-2010). L'américain Genzyme investit 105 millions en Rhône-Alpes, pour un site de fabrication de médicaments issus des biotechnologies. De nombreuses PME s'activent dans les projets de R&D des pôles de compétitivité. En cumulé, les trois appels à projets du fonds interministériel et la première sélection de 2005 ont permis de soutenir 272 projets, représentant un montant de dépenses de R&D de 2,3 milliards d'euros et un financement public de 740 millions d'euros, dont 390 par l'Etat. Les résultats du quatrième appel à projets seront annoncés dans le courant du mois de juillet. Catherine Moal Au sommaire de notre numéro spécial :En kiosque tout l'été
|
|
|||
|
|
||||