Les pompiers ont été dépêchés sur place. Deux personnes auraient été "légèrement brulées", selon EDF, lors d'une opération de maintenance. Le bâtiment du réacteur n'est pas concerné par l'échappement de vapeurs d'eau oxygénée.
L'incident qui s'est produit mercredi après-midi au sein de la centrale nucléaire de Fessenheim, en Alsace "n'est pas un incendie", a estimé la préfecture, selon les premières informations dont elle disposait, communiquées à l'AFP.
"Nous avons été alertés pour un départ de feu à 15h50", a dit à Reuters un porte-parole de la préfecture. "Il y a eu un dégagement de vapeur d'eau oxygénée produit suite à l'injection dans un réservoir de péroxyde d'hydrogène qui a réagi avec de l'eau", lors d'une opération de maintenance, a ajouté un porte-parole à l'AFP.
Les pompiers du Haut-Rhin ont précisé être "en cours d'intervention, avec une cinquantaine d'hommes sur place", selon l'AFP. Une porte-parole d'EDF a fait état de deux personnes "légèrement brûlées à travers leurs gants" après "un dégagement de vapeur qui a sans doute déclenché les systèmes incendie".
"Il ne s'agit pas d'un incendie, c'est un petit problème", a-t-elle ajouté, qui a eu lieu "dans des bâtiments auxiliaires de la zone nucléaire, mais pas dans le bâtiment du réacteur".
L'incident tombe mal, à quelques jours de l'ouverture de la conférence environnementale organisée par le gouvernement. Selon nos informations, trois associations antinucléaires alsaciennes (Stop Fessenheim, Stop Transports-Halte au nucléaire et le Comité pour la Sauvegarde de Fessenheim et de la plaine du Rhin) devaient être reçus aujourd'hui, en fin d'après-midi, au ministère de l'Ecologie, pour évoquer l'arrêt de la centrale.
Cette mesure était une promesse faite par François Hollande au cours de sa campagne présidentielle. Avec une mise en service en 1977, Fessenheim est la doyenne du parc nucléaire français.
La ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie, Delphine Batho, a publié un communiqué : après un entretien avec l'Autorité de sûreté nucléaire, "(l'ASN) a confirmé que cet incident (était) sans enjeu de sûreté".









