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Quotidien des Usines

Ideal Standard : les syndicats de Revin et de Dole refusent l’accord de méthode

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Publié le

Social. Même si la fermeture de leurs usines a été annoncée le 12 janvier dernier, les salariés d’Ideal Standard de Revin (Ardennes) et de Dole (Jura) n’ont pas encore dit leur dernier mot. L’intersyndicale vient de refuser l’accord de méthode proposé par la direction. « C’était plus un piège qu’autre chose », estime Marie-Claude Moriau, représentante syndicale FO à Revin.

Selon elle, il s’agit d’une disposition mise en place pour sécuriser les employeurs, mais laissant les salariés sans recours une fois le document signé. Sur les conseils de Maître Philippe Brun, les délégués syndicaux ont donc préféré ne pas travailler avec cet accord et s’appuyer sur d’autres textes de lois. « Nous n’avons pas confiance en la direction », lance-t-elle sans détour.

Un refus que déplore le groupe américain Ideal Standard International. « C’est dommage ! Nous regrettons qu’il n’y ait pas eu signature, fait savoir Anne Anquetil-Lelievre, chargée de la communication. Cet accord d’entreprise avait pour but de favoriser le dialogue social. C’était du bonus ! Mais les salariés ont eu peur de se faire enfermer dans un calendrier. »

Si jusqu’à présent le groupe spécialisé en solutions de salle de bain projetait un arrêt définitif des machines au second semestre 2011, aucune date n’est plus avancée. « Pour les dirigeants d’Ideal, mi-mai, c’était fini et nous n’aurions pas eu le temps de nous retourner. Mais ça sera certainement plus long qu’ils ne le pensaient », assure la représentante syndicale.

A Revin et à Dole, où respectivement 148 et 163 postes sont menacés, le mot d’ordre reste clair : annuler la fermeture des deux usines. « Nous sommes décidés à aller jusqu’au bout », confie Marie-Claude Moriau. Pour cette opératrice qualité de 56 ans, dont 37 ans au sein d’Ideal Standard, la pilule est difficile à avaler, surtout après avoir appris que « c’est l’Italie qui devait passer à la trappe » à l’origine. « Nous serons peut-être licenciés, mais ils n’en ont pas encore fini avec nous. »

Prochaine session de discussion, le 10 février prochain avec un nouveau comité central d’entreprise (CCE), à Dole. Avant cela, c’est au ministère de l’Industrie que sont attendus les salariés, le mardi 8 février.

Sahra Saoudi

 


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