À Toulouse, des chercheurs du CNRS testent nos futurs modes de vie dans l’habitat. Les dispositifs numériques interconnectés y ont une place centrale.
Au milieu des bâtiments gris du campus universitaire toulousain, l’édifice fait figure d’ovni avec sa peau de panneaux photovoltaïques. Inaugurée en juillet 2012, cette extension du Laboratoire d’analyse et d’architecture des systèmes (Laas) du CNRS est le théâtre d’un ambitieux projet. "Nous étudions ce que sera notre cadre de vie dans dix ans en reliant le monde réel et ses objets au monde virtuel et son informatique", résume Michel Diaz, directeur de recherche CNRS et coordinateur du projet Adream, qui rassemble 150 chercheurs de différentes disciplines (énergie, robotique, électronique).
Ici, ni chauffage ni climatisation… Le bâtiment, qui a nécessité 5 millions d’euros d’investissements, est à énergie positive. Il combine plusieurs sources d’énergie pour un total de 100 kilowatts crête : photovoltaïque (720 m2), géothermie peu profonde et puits canadien. Une combinaison unique !
L’un des volets clés du projet Adream consiste à optimiser le rapport entre production, consommation et stockage d’énergie renouvelable et à tester la notion de smart grid. Avec une originalité : les [...]
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