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IBO enterre son datacenter de 450 m2

Le 12 décembre 2008 par Rédaction L'Usine Nouvelle
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Cette société d'infogérance clermontoise a installé son centre d'hébergement sous terre. Objectif : réaliser des économies d'énergie sur le refroidissement.

Le refroidissement des serveurs est l'une des principales préoccupations des entreprises disposant de centres de traitement de données (datacenters). Google envisage actuellement d'installer des datacenters en pleine mer* afin d'utiliser de l'eau de mer pour les systèmes de refroidissement et d'exploiter les courants pour générer de l'électricité. Microsoft lorgne de son côté vers la Sibérie... En France, la société d'infogérance IBO a décidé de déployer son nouveau centre d'hébergement sous terre. Avec l'aide du constructeur APC, spécialiste américain des systèmes électriques sécurisés racheté par Schneider Electric fin 2006.

Soutien du conseil régional

Basée à Clermont-Ferrand, la société IBO - 45 salariés - s'est spécialisée dans l'infogérance partielle ou totale d'infrastructures informatiques, principalement pour les entreprises et les collectivités locales du centre de la France. Pour la mise en place de son nouveau centre d'hébergement, elle a bénéficié d'une aide du conseil régional d'Auvergne (notamment un accès au nouveau réseau en fibre optique de la communauté), d'un prêt à taux bonifiés d'Oséo et d'une aide de la SIDE Michelin (pour « Société d'Industrialisation et de Développement Economique »), un organisme qui a pour projet de promouvoir des projets innovants.

Eco-énergetique

Initié mi-2007, le projet de centre d'hébergement d'IBO a abouti en octobre 2008 avec l'ouverture en sous-sol d'un datacenter de 450 mètres carrés (le plafond du data center est situé à 20 ou 30 centimètres sous terre). « Le simple fait que le data center soit enterré nous a permis de faire baisser la température moyenne de deux degrés, ce qui n'est pas du tout négligeable. Pour faire descendre d'un seul degré la température, il faut en effet consommer beaucoup d'énergie », explique Frédéric Chaumont, directeur général d'IBO. Il ajoute que « la qualité de l'air de la région a facilité le 'free-cooling' », autrement dit le rafraîchissement des locaux avec de l'air extérieur froid.

- 30% de consommation d'énergie

Dotés de serveurs lames HP haute disponibilité et de deux onduleurs MGE (groupe Schneider électrique), le centre d'hébergement a une capacité d'accueil de 1 000 serveurs. Il utilise des armoires informatiques réfrigérées InfraStruXure d'APC (censées elles aussi optimiser la consommation d'énergie nécessaire pour le refroidissement) et un système de refroidissement de l'air à base d'eau glacée de ce même groupe (InRow).

IBO se targue déjà d'une réduction de l'ordre de 30 à 40% de sa consommation d'énergie. Frédéric Chaumont, confiant, envisage d'en profiter pour élargir les services d'infogérance de l'entreprise et positionner son « data center » en « centre de repli » pour des spécialistes de l'hébergement opérant dans d'autres régions françaises.

Christophe Dutheil

A lire aussi :
1&1 : un nouveau datacenter de 10.000 m2 sur un ancien site nucléaire à Hanau

* Un brevet a été déposé par Google fin août 2008.

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