HP s’attend à des mois difficiles

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A l’occasion de la présentation de ses résultats trimestriels, le groupe américain a annoncé une nouvelle cure d’austérité le 23 février.

Meg Whitman ne chôme pas depuis son arrivée en septembre. La patronne du groupe américain de l’informatique Hewlett-Packard (HP) veut relancer le groupe, malgré des résultats trimestriels en recul. "Il faut économiser pour pouvoir investir, nous ne pouvons pas maintenir notre structure de coûts actuelle et y ajouter des investissements", a assuré la patronne lors d’une téléconférence avec des analystes.

Pour l’heure, elle ne précise pas en quoi vont consister les différentes restructurations ou suppressions d’emplois. Mais elle a insisté sur la nécessité de réaliser des investissements rapides, pendant que le groupe est encore en position de force. Meg Whitman veut bouleverser le secteur, à travers "des occasions" qui sont en train d’émerger. Notamment, le groupe devrait être l’un des premiers à sortir des tablettes avec le prochain système d’exploitation Windows 8 de Microsoft.

La patronne nommée en septembre avait alors pour mission de donner au groupe une stratégie plus claire que celle de son prédécesseur Leo Apotheker, resté en poste moins d’un an. Elle avait alors avoué qu’elle était prête à mener un redressement sur plusieurs années.

1,5 milliard de dollars

Or, le redressement n’est pas encore flagrant dans les résultats du groupe. Pour son premier trimestre décalé, le groupe affiche un bénéfice net en chute de 44% à 1,5 milliard de dollars. Son chiffre d’affaires marque le pas de 7% à 30 milliards de dollars. Le groupe souffre principalement d’un fort recul de ses ventes d’ordinateurs au détail, qui s’effondrent de 18%. A cela s’ajoute la contre-performance des ventes d’imprimantes et de produits associés (-7%) ainsi que des serveurs ‘-10%).

Le groupe enregistre à l’inverse une progression de 1% des ventes de services et de 30% dans le domaine des logiciels. Reste que ces activités sont moins importantes pour le groupe.

La patronne du groupe justifie ces reculs. Pour elle, l’activité a ralenti, via "une faiblesse du marché grand public, un ralentissement du marché entreprises, la force du yen et aussi les problèmes d’approvisionnement liés aux inondations en Thaïlande à la fin 2011".

Malgré tout, le groupe a maintenu ses prévisions annuelles inchangées, avec un bénéfice par action attendu au-delà de 4 dollars.

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1 réaction

Ralfsen | 25/02/2012 - 23H00

Pas de scoop révolutionnaire, mais bien structuré et sans erreur manifeste : bon article ! Cela dit, les services & logiciels ne sont pas moins importants, seulement actuellement moins développés, un business à ... développer justement !

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