C’est ce qu’affirme l’un des trois syndicats représentatifs, ce jeudi 26 juillet.
Un projet d’accord sur l’organisation du travail et les rémunérations des hôtesses et des stewards de la compagnie aérienne devait être présenté lors du comité central d’entreprise ce jour. Il doit permettre un gain de productivité de l’ordre de 20%.
Mais deux des syndicats représentatifs se seraient opposés à la signature de cet accord. En effet l'Unac (affilié à la CFE-CGC) avait indiqué cette semaine être prêt à le signer. Seulement l’Unac ne représente que 26% des voix aux élections professionnelles chez les PNC. Or, pour être validé, cet accord doit être signé par un ou des syndicats représentant au moins 30% des voix aux élections professionnelles.
Les deux autres syndicats, l’Unsa et FO-SNPNC ont décidé de ne pas signer ce projet d’accord après une consultation interne. L'Unsa a indiqué jeudi que le texte avait été rejeté à 95% par ses adhérents. Au FO-SNPNC, ce sont 85% des adhérents qui s'y sont opposés.
"Des efforts disproportionnés et inacceptables"
Selon Frédéric Grelin, délégué Unsa chez les PNC, "l'entreprise a vraiment placé la barre trop haut et nous a demandé des efforts disproportionnés et inacceptables, au regard de l'objectif de 20% de productivité affiché".
"Nous avons bien conscience des difficultés d'Air France, mais ce texte est intenable sur le long terme", a ajouté M. Grelin.
Le responsable Unsa met notamment en avant la réduction des temps de repos en escale et la "non garantie du niveau de notrerémunération en raison de la baisse du coefficient des primes pour les heures de vol".
L'organisation du travail et les rémunérations sont régies chez les PNC d'Air France par un accord à durée déterminée. Il est donc renégocié avant son échéance, la direction ne pouvant pas le dénoncer avant. L'accord actuel court jusqu'à mars 2013.
En revanche, les compositions d'équipage ne font pas partie de l'accord PNC. Air France va donc pouvoir revoir à la baisse le nombre d'hôtesses et de stewards par avion, leur nombre étant souvent supérieur aux normes réglementaires.
Des mesures d’incitation au départ
La veille, la direction d'Air France avait indiqué être prête à travailler sur des mesures d'incitation au départ pour les PNC proches de la retraite, mais elle avait conditionné ces aides financières au départ à la signature du projet d'accord.
Air France-KLM est engagé dans un plan de redressement, baptisé Transform 2015, qui doit permettre de réaliser en trois ans 2 milliards d'économies, en partie grâce à une efficacité économique supplémentaire de 20%.
Au niveau des effectifs, la compagnie a annoncé vouloir supprimer 5 122 postes d'ici à fin 2013, dont 1 712 via des départs naturels (retraites, etc.).









