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L'Usine Auto

Honda en Chine: la production toujours paralysée

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Cela faisait dix jours, le 31 mai 2010, que les quatre usines du constructeur automobile japonais dans l’ex-empire du milieu étaient silencieuse. La direction n’a pas fait d’offres de nature à satisfaire les ouvriers qui estiment leurs salaires actuels très insuffisants. Le parti communiste semble voir cette grève d’un bon œil, tout au moins selon le New York Times.

Honda en Chine: la production toujours paralysée © REUTERS

«Les lignes de production n’ont pas encore repris leur opération mais nous avons fait quelques progrès dans les négociations.» Tels étaient les propos tenus, le lundi 31 mai, par un porte-parole de Honda, plus d’une dizaine de jours avant le début d’une grève qui s’est mise à paralyser la production de ce constructeur automobile en Chine. En réalité, cette grève a éclaté dans l’une des quatre usines chinoise Honda, celle située à Foshan, dans la province méridionale du Guangdong, où près de deux milliers d’ouvriers réclament une augmentation de leurs salaires. Ils perçoivent 1500 yuans par mois, l’équivalent de 180 euros, et ils reprendront leurs activités quand la direction leur accordera au moins 2000 yuans mensuels.

Le porte-parole s’est contenté d’affirmer qu’Honda avait fait deux offres consécutives aux grévistes.

Premier marché automobile au monde

Ce grondement dans ses usines incommode fort le groupe japonais, non seulement parce que la Chine est une poule aux œufs d’or pour lui mais aussi parce que la grève fait émerger le malaise qui s’empare du pays le plus peuple au monde, en quête de nouveaux repères dans un contexte économique évoluant à la vitesse de la lumière. Désireuse de profiter à fond de l’explosion de la demande en Chine, devenu l’an dernier le premier marché planétaire automobile, Honda a mis la barre haut: le Japonais prévoit d’assembler plus de 800.000 unités en 2012, ce qui représenterait une hausse de 30 % par rapport à la production attendue cette année.
De tels chiffres émanent de la version en ligne du quotidien China Daily. L’usine où a éclaté la grève, ajoute ce média, assemble la berline Accord et la mini fourgonnette Odissey.

La grève est normalement interdite

Ce qui frappe les spécialistes de laChine, si l’on en croit le New York Times qui a publié une remarquable analyse, est la bienveillance que témoignent les autorités chinoises vis-à-vis des ouvriers rebelles de Honda. La grève n’est-elle pas interdite dans l’ex-empire du milieu? L’attitude du Parti communiste chinois est d’autant plus surprenante que les médias jouissent de toute la liberté requise pour couvrir l’événement. Le New York Times évoque «la tolérance d’une permissivité, cependant temporaire», qui coïncide avec le déclenchement d’un vent de révolte à travers l’immense pays, comme si la Chine en avait assez, soudain, d’être «l’atelier low cost» du monde. Le Parti communiste verrait donc d’un bon œil l’audace des grévistes, car ceci ne pourrait qu’inciter les entreprises étrangères, en général, à se montrer plus généreuse en termes de fiches de paye. Et un tel gonflement de la masse salariale ne pourrait, bien sûr, qu’exacerber la croissance du marché intérieur chinois.

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