imprimer

Heures sup : des chiffres difficiles à évaluer

Le 21 avril 2008 par Rédaction L'Usine Nouvelle

En février, 54% des entreprises ont recouru aux exonérations permises par la loi TEPA (travail, emploi, pouvoir d'achat), appliquée depuis le 1er octobre 2007, a indiqué l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss). Une légère progression après 53% en janvier (révisé), 51% en décembre, 48% en novembre et 38% en octobre. En moyenne, par salarié, cela équivaut à 5,9 heures supplémentaires dans le mois.

Les employeurs les plus demandeurs sont issus de secteurs déjà connus pour dépasser les 35 heures légales par semaine: transports (10,5 heures sup  par salarié en moyenne en février), construction (9,4), hôtellerie et restauration (9,2). L'industrie métallurgique reste  très demandeuse avec 7 à 9 heures supplémentaires en moyenne par salarié en février.

Le dispositif prévoit la possibilité pour tout salarié de déduire le montant de ses heures supplémentaires du revenu imposable. Les cotisations sociales sur ces heures sont en outre réduites pour le salarié et l'employeur. Selon l'Acoss, le montant des exonérations a atteint 151 millions d'euros en février, après 156 M€ en janvier, 165 M € en décembre, 137 € en novembre et 79 € en octobre, sommes que l'Etat remboursera à la Sécurité sociale.

Cependant, l'évaluation de ce dispositif cher à la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, continue de faire débat. Tout d'abord, parce qu'aucune donnée des années précédentes n'est disponible. Ensuite, ces chiffres publiés par l'Acoss reflètent uniquement l'activité des 300 000 entreprises qui déclarent leurs cotisations sociales chaque mois. Ce sont pour les deux-tiers, des établissements comptant plus de dix salariés. Par conséquent, plus d'un million d'entreprises, souvent les plus petites, ne sont pas prises en compte car elles se contentent d'une déclaration trimestrielle. Le 16 avril dernier, une étude publiée par le cabinet d'avocats Fidal, avait relancé la polémique. L'enquête révélait que 80% des chefs d'entreprises affirmaient ne pas être incités à augmenter le volume d'heures supplémentaires. Pour les dirigeants interrogés, le seul levier en faveur des heures sup restent l'augmentation de l'activité.

Carmela Riposa

Partagez l’info :

Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin Partager cet article sur Wikio envoyer à un ami

Effectuer une autre recherche

Rechercher
À la une
Taxe

Cette taxe que l'on a exportée partout

C'est sans doute la technologie que nous avons le mieux vendue à l'étranger. Sans...

Pierre Gattaz

"La techno que je déteste ? Le trading haute fréquence"

Pierre Gattaz, président de Radiall et du Groupe des fédérations...

Usine sous la neige

De la vague de froid à la TVA sociale, une semaine d'industrie

Ce sont surtout les basses températures, le verglas et la neige qui auront...

Twitter

Petit guide de l'industrie sur Twitter

L'outil de micro-blogging Twitter n'est pas seulement un énième moyen de communication...


© L'Usine Nouvelle    - Publicité- Conditions générales d'utilisation - RSS - Pour nous contacter