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Heuliez renonce à nouveau au redressement judiciaire

Le 17 mai 2010 par Barbara Leblanc
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Reuters-Heuliez-siege

Contrairement aux annonces du mandataire ad hoc vendredi 14 mai, le constructeur Heuliez a encore changé d'avis: la direction ne demande pas le redressement judiciaire.

Le dossier Heuliez donne le tournis. Le mandataire ad hoc, Régis Valliot, avait annoncé vendredi que le constructeur Heuliez allait demander son placement en redressement judiciaire lundi 17 mai. Finalement, il a annoncé aujourd'hui que la direction avait renoncé une nouvelle fois. Une information confirmée par les syndicats. « L'entreprise veut se garder du temps pour négocier encore et peut-être finaliser avec un repreneur potentiel », expliqueJean Emmanuel Vallade, délégué syndical CFE-CGC.

Le groupe n'en est pas à son coup d'essai dans ce domaine. Début mai, il avait déjà renoncé au dernier moment à son placement en redressement judiciaire pour négocier avec un repreneur potentiel asiatique. Cette fois, le mandataire croyait vraiment que la direction allait agir. « Il y a neuf chances sur dix pour le dépôt d’une demande. Sauf solution, à laquelle je ne crois pas », confiait-il vendredi 14 mai.

Le constructeur et équipementier, en cessation de paiement depuis plusieurs mois, n’a toujours pas trouvé d’acquéreur prêt à apporter assez de fonds propres pour sa survie. Le dernier fonds d’investissement asiatique prêt à investir dans l’entreprise proposait 25 millions d’euros. « Le placement en redressement judiciaire donnerait du temps et ouvrirait la voie à d’autres offres de reprise », précisait vendredi le mandataire. Du côté des salariés, l’avis semblait être le même. « Les responsables se sont donnés jusqu’à lundi pour finaliser avec un repreneur. Mais on va vers le redressement judiciaire », a précisé Jean Emmanuel Vallade, délégué syndical CFE-CGC.

Reste quatre investisseurs en course : le fonds asiatique, Alphan Manas, dont sa proposition avait été jugée insuffisante en mars, un fonds d’investissement américain et une association de deux investisseurs français et allemand. Cette dernière solution semblerait la meilleure aux yeux du mandataire. « C’est la solution la plus solide sur le plan industriel mais elle se ferait avec de la casse sociale », assure le délégué syndical CFE-CGC.

Contre-attaque d’un candidat à la reprise

Selon le quotidien Les Echos, un groupe financier anglo-malaisien Delamore & Owl se plaint d’avoir été écarté du projet de reprise. « Nous avons apporté toutes les preuves que nous disposions de plus qu’il ne fallait pour y injecter 25 millions d’euros », assure le groupe. Ce à quoi a répondu le mandataire ad hoc : « Elle n’était pas suffisamment convaincante dans l’immédiat. Mais après le dépôt de bilan, elle sera étudiée en même temps que les autres offres. Et ce sera au tribunal de trancher.»

 

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2 réactions

un homme averti en vaut deux !!!! | 17/05/2010 - 16H10

Si Heuliez est mis en redressement et liquidation judiciaire le mandataire liquidateur va ramasser des milliers d'euros ,comme il l'a sans doute bien prévu !

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AlbertJacques | 17/05/2010 - 14H19

Moi je suis ravi pour Ségolène...!!

La prochaine fois elle fera un peu moins dans le démagogique...
En tout cas on peut l'espèrer...

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