Henri Maire investit et recrute

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Henri Maire
© DR Henri Maire

Le premier producteur et éleveur de vins du Jura modernise son outil de production pour près de 3 millions d’euros et embauche plus de 100 commerciaux.

Henri Maire (17 millions d’euros de chiffre d’affaires, 3,58 millions de pertes), société implantée à Arbois, dans le Jura, et cotée à la bourse de Paris, revient de loin. Le fonds d’investissement luxembourgeois Verdoso Industrie, qui a repris mi-2010 le premier producteur éleveur de vins du Jura en très mauvaise santé financière, conduit une stratégie de rebond devant permettre un retour à l’équilibre, voire à la rentabilité, l’an prochain. Elle se décline en trois axes. "Nous allons injecter entre 7 et 8 millions d’euros dans notre outil de production jusqu’en 2017", indique Patrick Coupier, président de Verdoso Industries.

Si la majeure partie de cette enveloppe concerne un important travail de replantation du vignoble, pour atteindre progressivement 50% de vins blancs contre 35% aujourd’hui, les équipements techniques ne sont pas oubliés. Près de 3 millions d’euros vont permettre de moderniser les chais, le matériel de vinification et les équipements viticoles. Cette année, pas moins de 14 nouvelles cuves thermorégulées et un filtre tangentiel (microfiltration) intégreront les différents domaines (260 hectares cultivés), avec pour objectif d’améliorer la qualité des vins et assurer une meilleure productivité.

L’export pour les vins de spécialités

Henri Maire renforce également sa distribution. Elle offre comme originalité unique en France de s’appuyer sur un réseau intégré de VRP qui démarche les particuliers à domicile. L’entreprise en recherche plus de 100 pour porter l’effectif, qui a fondu ces dernières années, à 300 vendeurs.

Ces derniers bénéficient d’une formation maison, à laquelle s’ajoute une rémunération mensuelle garantie de 1 500 euros la première année, si l’activité commerciale suit (90 visites par mois), ainsi qu’un fort soutien prospectif.

"40% ont plus de 3 ans d’ancienneté et 33% plus de 7 ans, car les meilleurs gagnent jusqu’à 33  000 euros par an", précise Patrick Coupier.

Afin de se diversifier en vente directe, un système de vente en réunion est en cours de test. Le producteur souhaite aussi commercialiser ses vins de spécialités : vin jaune, vin de paille, à l’étranger. Il cible en priorité les marchés chinois, le Brésilien et nord-américain.

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