Le néerlandais remplace son usine du centre-ville de Séville par un site en périphérie de la ville.
Anthony Ruys, patron de Heineken, vient d'annoncer un investissement de 320 millions d'euros à la périphérie de Séville. Le brasseur néerlandais va y construire un nouveau site en remplacement de l'actuel. Situé au centre de la capitale andalouse, ce dernier deviendra le siège de Heineken España. L'activité de la future brasserie devrait démarrer en 2006 pour être complètement opérationnelle en 2008. Par la même occasion, la production sévillane passera de 3,5 à 4 millions d'hectolitres. Cette usine est conçue pour accueillir une nouvelle augmentation de la production, si nécessaire. L'usine est déjà qualifiée par le groupe comme la plus importante et plus moderne de son parc industriel.
Trois marques sur le marché
Dans la péninsule ibérique, Heineken brasse 10 millions d'hectolitres par an, soit sa plus grosse production européenne. Et pour cause ! L'Espagne arrive en tête du classement des pays du Sud de l'Europe, en terme de consommation : 78 litres par personne et par an, loin devant la France (35 litres) ou l'Italie (29 litres). Seuls, les Hollandais, les Slovaques, les Allemands et les Irlandais consomment plus de bière que les Espagnols. D'ailleurs, le groupe néerlandais est solidement implanté sur le marché espagnol. Il en détient 35 % de parts de marché avec deux marques internationales Heineken et Amstel, et une marque locale, Cruzcampo. Toutefois, la filiale du groupe a engagé un plan de restructuration, qui entraînera la fermeture de deux brasseries. Ainsi, celle de Nervion (Pays basque espagnol), est condamnée. Sa production sera transférée vers le site de Séville : 168 emplois devraient y être supprimés et les locaux seront transformés en bureaux commerciaux.
L'investissement espagnol est l'un des plus importants réalisé par le groupe ces dernières années. Pour autant, Heineken cherche à augmenter ses capacités de production dans les régions les plus consommatrices de la bière au logo vert. Le Vietnam, la Russie (cinquième marché de la bière derrière le Brésil, l'Allemagne, les Etats-Unis et la Chine) et la Slovaquie sont les premiers pays sur la liste des investissements prévus par Heineken.









