Gys vise la diversification
Par Mirel Scherer - Publié le
CAS D'ENTREPRISE Ce groupe familial employant 400 personnes, situé à Saint-Berthevin (Mayenne), progresse malgré un environnement en crise.
Spécialisé dans la production de postes de soudure à l’arc, de chargeurs de batteries automobiles et d’équipements de carrosserie, Gys fait feu de tout bois. Il poursuit ainsi sa croissance en 2010, malgré la crise. Multiplié par trois en six ans, son chiffre d’affaires devrait croître de 5 à 10% cette année et dépasser les 50 millions d’euros. Dont plus de 50 % à l’international. Le déploiement commercial européen est ainsi en route. Après avoir ouvert une première filiale en Allemagne en 2004, l’entreprise a ouvert une deuxième en Angleterre en 2008. « La première compte aujourd’hui 33 collaborateurs et la seconde 8 », explique Bruno Bouygues, directeur général du groupe. « Le marché britannique est très important car il permet non seulement de s’étalonner par rapport à une concurrence chinoise, très présente, mais il représente aussi un tremplin linguistique pour les Etats-Unis. Quant au marché allemand, lui aussi très important, c’est un véritable laboratoire pour apprendre à se battre contre des « Mittelstands » industrielles allemandes. Des entreprises pointues disposant de très hautes technologies et de forts savoir-faire. » Le groupe dispose d’une équipe de 60 personnes dans sa deuxième usine à Shanghai destinée aux achats, au contrôle qualité des fournisseurs, à la veille concurrentielle et à la production d’une gamme de chargeurs grand public. Gys est présent dans la fourniture automobile et dans la quincaillerie, mais il souhaite progresser sur les marchés professionnels et industriels. Pour ce faire, il va lancer à la rentrée une nouvelle gamme de produits à fort contenu technologique et fort facteur de marche.
Année - Chiffre d'affaires
2003: 15M€
2004: 19M€
2005: 25M€
2006: 34M€
2007: 41M€
2008: 45M€
2009: 46M€
2010: 52M€
La société poursuit également l’extension de ses deux usines, en Mayenne et à Shanghai en Chine. « En Mayenne, les travaux qui devrait se terminer fin octobre, permettront d’augmenter la capacité de production des composants mécaniques et va améliorer l’ergonomie des espaces dédiés à l’assemblage de postes de soudure à vocation industrielle », précise le responsable. A Shanghai, le groupe va déménager cet été dans une nouvelle usine, plus grande, achetée fin 2009. L’entreprise a parallèlement étoffé ses équipes de R&D, désormais fortes d’une trentaine d’ingénieurs. Et compte se diversifier à d’autres segments des biens d’équipement par croissance externe. « Dans cet environnement industriel compliqué ou la trésorerie est une arme, il peut y avoir du sens pour une PME industrielle de s’adosser à un petit groupe industriel financièrement sain et en croissance. Nous aimerions donc trouver une société industrielle complémentaire qui pourrait capitaliser sur les atouts de Gys en matière de recherche et développement, de distribution, d’implantations à l’étranger et de management », souligne l’entrepreneur tout en visant des sociétés réalisant de 10 millions à 40 millions d’euros de chiffre d’affaires. Avis donc aux amateurs...
Mirel Scherer

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