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Guillaume Pepy, le nouveau président de la SNCF

Le 21 février 2008 par Rédaction L'Usine Nouvelle
ReutersSNCFPepy

Bien connu en interne, le numéro deux du groupe public va remplacer Anne-Marie Idrac, restée vingt-trois mois à peine à la présidence.

C'est une consécration pour l'homme qui se rêvait à ce poste depuis longtemps. A 49 ans, Guillaume Pepy, va devenir le président de la SNCF. Hier soir, le Premier ministre François Fillon annonçait qu'il entrait au conseil d'administration du groupe de transports publics en tant que « représentant d'Etat ». Cette nomination signifie qu'il sera désigné président de l'entreprise de transports publics en remplacement d'Anne-Marie Idrac, qui elle, ne figurait pas sur la liste des administrateurs. Son officialisation devrait intervenir mercredi prochain lors du prochain Conseil des ministres.

Travailleur acharné

Evincée donc la concurrente et première femme à diriger la SNCF, nommée en juillet 2006, par l'ancien président Louis Gallois, appelé à la tête d'EADS. La rumeur sur son éventuel départ courait depuis plusieurs mois. L'exécutif a finalement préféré un homme du sérail. Travailleur acharné, apprécié pour ses talents de négociateur, le numéro deux de la SNCF depuis une dizaine d'années jouit d'une excellente réputation en interne. Il serait en outre apprécié des syndicats.

Débutant sa carrière au Conseil d'Etat en 1987, il a servi plusieurs cabinets ministériels de gauche dont celui de Martine Aubry, au Travail en 1991. A la SNCF, il a occupé les plus hautes fonctions, de la stratégie aux activités voyageurs, en passant par le TER et les grandes lignes pour devenir directeur général exécutif en 2003.

Ces derniers temps, il s'est notamment fait remarquer en faisant passer, malgré une lourde grève, les deux « bombes sociales » du gouvernement : la réforme des régimes spéciaux des retraites des cheminots et le service minimum. Désormais, deux lours chantiers l'attendent, l'ouverture à la concurrence et le fret, déficitaire.

Quant à l'ancienne secrétaire d'Etat au transports, elle devrait retrouver un poste au gouvernement. Contrairement à son successeur, Anne-Marie Idrac n'était pas très appréciée des syndicats qui lui reprochaient son inaptitude à un dialogue social de qualité.

C. R.

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