Le ministre délégué à l'Agroalimentaire a rencontré les syndicats du groupe volailler et les a assurés de sa volonté de sauvegarder le maximum d'emplois.
Pour Guillaume Garot, le nouveau ministre délégué à l'Agroalimentaire, les offres des repreneurs potentiels du groupe Doux peuvent encore être améliorées.
Elles "ont déjà bougé" mais elles "doivent encore bouger. Il y a encore des marges de progrès, d'amélioration", a-t-il estimé vendredi à Rennes suite à une rencontre avec les syndicats du groupe volailler.
Une douzaine d'offres de rachat du groupe ont été déposées auprès des administrateurs judiciaires. Le tribunal de commerce de Quimper doit statuer pendant la semaine du 23 juillet mais la décision devrait être mise en délibéré.
"Nous devons d'abord traiter l'urgence, faire en sorte qu'aucun salarié ne reste sur le bord du chemin (...) Il nous faut un vrai projet économique qui permette de sauvegarder un maximum d'emplois", a assuré le ministre délégué.
Interrogé sur les moyens à disposition de l'Etat pour favoriser ces objectifs, Guillaume Garot a déclaré : "la question de l'autonomie alimentaire est posée. Si nous considérons que nous sommes sur un secteur stratégique, il faut voir comment on pourra mobiliser les fonds de l'Etat pour l'investissement sur cet enjeu stratégique".
Le ministre a également évoqué la future banque publique d'investissement, estimant que, "dans ce cadre, des fonds pourraient être mobilisés".
Après ce traitement dans l'urgence, a encore déclaré M. Garot, l'étape suivante "sera un projet industriel qui permette de faire évoluer la filière (...) Il faudra transformer le modèle, envisager autre chose. Une modernisation sociale est également à envisager", a-t-il considéré.











