Groupes électrogènesLe choix de la puissance

Publié le | L'Usine Nouvelle n° 2452

Groupes électrogènes

Le choix de la puissance



Les groupes électrogènes, majoritairement utilisés en équipement de secours, pour éviter les arrêts momentanés des équipements névralgiques, ont, depuis quelques années, diversifié leurs applications. Difficile, en effet, de rentabiliser un groupe fonctionnant moins de 50 heures par an. Heureusement, les groupes ont trouvé d'autres adeptes: pour les adhérents aux contrats EJP (effacement aux jours de pointe) d'EdF, le groupe électrogène peut remplacer la fourniture d'électricité pendant les 22 jours d'écrêtage, périodes pendant lesquelles les souscripteurs EJP s'engagent à diminuer leur consommation ou s'effacent complétement du réseau. La puissance nécessaire varie alors en fonction des équipements à alimenter. L'investissement des groupes EJP s'amortit généralement sur 3 à 4 ans. Le prix de revient, hors investissement, de l'électricité produite se situe aux environs de 0,60 francs par kilovoltampère (kVA), à moduler en fonction du coût de la maintenance et du taux d'utilisation. Par ailleurs, l'acheteur attache une attention particulière aux contrats de garantie et d'assurance, de façon à éviter les surcoûts en cas de panne du matériel.

Deux grandes catégories de constructeurs

D'un usage beaucoup plus étendu, de 2500 à 5000 par an, la cogénération, qui associe la production d'électricité à celle de chaleur, connaît un regain d'intérêt. Elle convient au secours pendant la période de fonctionnement mais, utilisant surtout des turbines à gaz assez lentes au démarrage, elle doit parfois être complétée par des groupes de secours type diesel. La plupart des groupes électrogènes fonctionnent avec des moteurs diesel quatre temps tels Perkins, Cummins, Deutz et Caterpillar. Wilson propose aussi un moteur deux temps de Detroit Diesel qui permet une reprise rapide des fortes charges et qui fonctionne dans des conditions difficiles.

Les constructeurs se répartissent en deux grandes catégories.D'une part, ceux qui fabriquent des groupes standards, et de l'autre, ceux qui répondent à des applications spécifiques. Dans les gammes standards, SDMO et Wilson sont plus présents dans les faibles et moyennes puissances (inférieures à 1000 kVA) alors que Bergerat Monnoyeur, qui propose aussi des turbines à gaz est plus orienté sur les gros matériels. Parmi les applications très spécifiques, Houvenagel-Hennequin, Groel, SMT (filiale de SDMO) et Electro Diesel disposent d'équipes d'ingénieries très spécialisées qui peuvent répondre à des cahiers des charges très complexes. Ces fabricants rachètent parfois les "poutres" (ensemble moteur-alternateur) à d'autres constructeurs pour focaliser leur compétence sur les équipements périphériques tels les armoires de couplage au réseau. Certains constructeurs s'adressent à un marché particulier qui s'équipe de centrales électriques de plus de 2000 kVA.



BON A SAVOIR

Le Gigrel, à Paris, regroupe les industries du groupe électrogène. Renseignements : William Dumont Tél. : (1) 45-05-72-45

Le Gimelec, à Paris, rassemble les industries de matériel et d'équipement électrique et d'électronique industrielle associée. Renseignements : Roger Marceau Tél. : (1) 45-05-71-35

Elec, le salon de l'électricité, de l'automatisme et de l'environnement se déroulera à Paris, du 5 au 9 décembre 1994. Tél. : (1) 45-05-71- 68.

USINE NOUVELLE - N°2452 -

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