C’est dans le cadre de la vente du Gripen en Suisse que le téléphone de Haakan Buskhe aurait été mis sur écoute.
Le patron de Saab le confie dans le quotidien Svenska Dagbladet, vendredi 25 mai. "On me tient à l'œil et je sais bien que mon téléphone portable a été écouté à plusieurs reprises. Des messages ont même été envoyés sans que j'en sois l'auteur", explique-t-il. Et ce alors qu’il négocie la vente de 22 chasseurs Gripen à la Suisse.
Il admet qu’une forte concurrence implique "une surveillance d'une manière ou d'une autre". Toutefois, "je suis étonné quand je vois comment nos concurrents travaillent", explique-t-il. Sans préciser pour autant vers qui se portent ses soupçons.
Saab reste pourtant confiant, et ne se laisse pas déstabiliser par les différentes rumeurs qui circulent dans la presse. A plusieurs reprises, des documents ont circulé remettant en cause l’efficacité du Gripen juste après que Dassault a présenté une nouvelle offre.
Mais "la Suisse a la capacité d'évaluer par elle-même les différentes propositions (...) il ne serait pas juste de la part de Saab de mettre en oeuvre une campagne politique dans un autre pays", juge Haakan Buskhe.









