Les salariés, en tenue de travail orange et verte, se sont installés dans un campement constitué de tentes, et de tout l’équipement nécessaire pour tenir plusieurs jours. Ils demandent l’abandon du projet de fermeture de l’usine et, seraient « déterminés à aller jusqu’au bout », comme l’a affirmé à l’AFP, Florent Gaden, délégué CFDT du site.
Les manifestants ont reçu le soutien des pouvoirs publics, notamment de Jean-Claude Galaud, maire sans étiquette de la commune de Lezinnes (dont dépend Frangey), également en grève de la faim. « Nous sommes confrontés à une désertification » et « il y a un moment où il faut taper sur la table pour arrêter cela » a-t-il déclaré à l’AFP. Selon lui, l'usine constitue « le premier employeur de la ville » et son activité induit l'emploi « de près de 500 personnes autour de la commune ».
Elise Ginioux, porte parole de la direction, a expliqué que « malgré l’émotion naturelle que suscite ce genre d’annonce », Lafarge souhaite poursuivre progressivement, son projet de cessation d'activité. « Nous voulons maintenir le dialogue social tout en continuant à proposer différentes mesures d'accompagnement » affirme-t-elle. Ces mesures consistent notamment en un reclassement de tous les salariés, que la direction avait annoncé en même temps que la fermeture du site, en mai.
Amandine Ascensio, avec AFP