imprimer

Grenoble assure son avenir dans l'électronique

Publié le | L'Usine Nouvelle n° 2880




LLa crise qui sévit dans l'électronique aurait pu inciter les fabricants de puces à différer leurs investissements en R&D. Ce n'est pas le cas à Crolles, près de Grenoble, où trois grands mondiaux (STMicroelectronics, Philips et Motorola) ont inauguré, ce printemps, un programme de 3,2 milliards d'euros dédié aux nouvelles technologies de fabrication des puces du futur. Et comme, entre- temps, Minatec et Nanotec 300, deux autres projets de recherche ont été confirmés, la région assure son avenir à long terme dans les semiconducteurs et les technologies nanométriques. La pharmacie lyonnaise résiste bien, elle aussi. Même si certains laboratoires marquent le pas, d'autres comme Aventis Pasteur (vaccins), Merial (santé animale) ou Boiron (homéopathie) font preuve d'une belle santé. A noter aussi le dynamisme de l'agroalimentaire qui accélère encore le rythme de ses projets.



Mais, en 2003, les investissements sont de plus en plus sélectifs : on réduit le nombre d'usines et on spécialise quelques sites à fort potentiel sur lesquels on investit massivement. Cette stratégie est déclinée dans les biens d'équipement (grues Potain), les composants électroniques (Memscap), l'édition de logiciel (avec Atari, ex Infogrames), le poids lourd (Renault Trucks). En même temps qu'elle ferme la fonderie de Lyon-Vénissieux, la maison mère suédoise AB Volvo développe ce site qu'elle dédie à l'assemblage de tous ses moteurs de 9 à 11 litres. Quant au belge Solvay, il a annoncé un ambitieux plan d'investissement, sur trois ans, pour renforcer son usine rhônalpine de médicaments, tout en indiquant son intention de réduire de 10 % les effectifs sur la même période.



Des décisions parfois brutales



Comme en 2002, l'industrie rhônalpine a enregistré cette année des déconvenues dans tous les secteurs. Les décisions ont parfois été brutales : dans la sous-traitance électronique, l'américain Sanmina transfère sa filiale SCI France de Grenoble à Cherbourg (50) licenciant 200 salariés. Une redistribution des cartes a été opérée dans la Plastic Vallée autour d'Oyonnax (01) permettant au monégasque Mecaplast de prendre le contrôle de son concurrent Neyr puis d'une partie des activités d'Aries, tous deux spécialisés dans les pièces plastiques, notamment pour l'automobile. Et pour faire face à la baisse des commandes dans l'ingénierie informatique, la grenobloise Silicomp a supprimé 80 postes, soit 9 % de ses effectifs. Les plans sociaux concernent la plupart des secteurs : le textile (Billon Mayor, Le Gaillard), les films plastiques pour vidéo-cassettes (Toray), la chaussure (Charles Jourdan), les biens d'équipement (Prosys, Keller Dorian), la métallurgie (SKW), la mécanique (Termoz, Maurice Fort), le matériel électrique et électronique (Thomson, Ascom, Mecelec). 1















Partagez l’info :

Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin Partager cet article sur Wikio envoyer à un ami

Effectuer une autre recherche

Rechercher
À la une
Jean-Baptiste Collin de Sussy

La sémantique de l'industrie

Ne dites plus industrie, mais redressement productif. C'est désormais le nom de ce ministère qui a vu le jour pour la...

Neri Oxman

L'impression 3D détournée par l'artiste Neri Oxman

L'architecte et designer Neri Oxman expose au Centre Georges Pompidou, à Paris, ses sculptures...

Guillaume Klossa

"Je suis fasciné par les technologies sans fil"

Guillaume Klossa, qui vient de publier un rapport sur l'impératif industriel, répond à notre...

Arnaud Montebourg

La semaine chargée d’Arnaud Montebourg, et le reste de l’actualité industrielle

On le savait déjà. Ministre est un métier à plein temps. Arnaud...


© L'Usine Nouvelle    - Publicité- Conditions générales d'utilisation - RSS - Pour nous contacter