Grenelle : Sarkozy dévoile ses choix
Par Rédaction L'Usine Nouvelle - Publié le
Après les débats, les arbitrages. En clôture du Grenelle de l'Environnement, le président de la République a présenté hier à l'Elysée son plan d'actions pour l'environnement.
Pour favoriser l'« énergie et les moteurs du futur », Nicolas Sarkozy a annoncé le lancement d'un programme de recherche doté d'un milliard d'euros sur quatre ans. « Là ou nous dépensons un euro pour la recherche nucléaire, nous dépenserons également un euro pour la recherche sur les technologies propres et sur la prévention des atteintes à l'environnement »
C'était l'un des sujets les plus conflictuels du Grenelle. Sur les OGM, le Président a confirmé la suspension des cultures commerciales transgéniques en attendant « les conclusions d'une expertise. Celle-ci devra être menée par une instance, créée à cet effet à la fin de l'année.
Plusieurs mécanismes de fiscalités écologiques ont été étudiés par le Grenelle. Le chef de l'Etat va étudier la création d'une taxe sur les émissions de CO2. La révision générale des prélèvements obligatoires devra « se pencher sur la création d'une taxe climat-énergie en contrepartie d'un allègement de la taxation du travail pour préserver le pouvoir d'achat et la compétitivité », a-t-il affirmé.
Le principe de l'éco-pastille également est retenu. La « taxe écologique annuelle sur les véhicules neufs les plus polluants » doit permettre de financer le retrait des vieilles voitures polluantes, grâce à une prime à la casse.
D'ici un an, Nicolas Sarkozy demande au ministre de l'Agriculture de proposer un plan de réduction de « 50% l'usage des pesticides dont la dangerosité est connue ». Cette réduction devra se faire « si possible au cours des dix prochaines années ».
Thèmes épineux, le nucléaire et les déchets ont été soigneusement mis de côté faute de consensus entre les acteurs du Grenelle. Mercredi soir, le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a annoncé que les débats concernant l'incinération se prolongeront de douze semaines. « On a besoin d'une expertise complémentaire », selon le ministre.

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