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L'Usine de l'Energie

Greenpeace épingle Amazon, Netflix, IBM ou Samsung pour leur faible consommation d’énergies renouvelables

Ridha Loukil , , , ,

Publié le

Dans son dernier rapport examinant la consommation d’électricité des géants d’Internet, Greenpeace salue l’effort de Apple, Google, Facebook, Ebay et Switch d’alimenter leurs datacenters en énergies renouvelables. Mais l’ONG déplore le retard de grands acteurs comme Amazon, Netflix, IBM, HPE, Oracle ou Samsung.

Greenpeace épingle Amazon, Netflix, IBM ou Samsung pour leur faible consommation d’énergies renouvelables
Datacenter de Google
© Wesleynitsckie - Flickr - C.C.

Pour la troisième année consécutive, Apple figure parmi les premiers gagnants du rapport "Clicking clean"de Greenpeace examinant la consommation d’électricité des géants d’Internet, fournisseurs de services numériques et hébergeurs informatiques dans leurs datacenters. La firme à la pomme se targue d’afficher un index d’énergies renouvelables (part dans l'électricité consommée) de 83%, ne faisant appel pour l’alimentation de ses centres de données qu’à 5% de l’électricité d’origine nucléaire et à autant de l’électricité issue de centrales à charbon.

Effet d'entrainement de Apple, Google et Facebook

Au côté d’Apple, Google et Facebook figurent parmi les meilleurs élèves avec des index d’énergies propres respectifs de 56 % et 67%. Greenpeace salue l’effort de ces trois géants d’internet dont le leadership a un effet d’entrainement sur le comportement des autres acteurs du numérique, mais aussi sur l’évolution de l’offre d’électricité et sur les politiques énergétiques dans plusieurs pays. Pour la première fois, l’hébergeur informatique Global Switch fait son entrée dans le club des acteurs les plus vertueux avec une consommation d’électricité de ses datacenters à 100% verte.

Mais Greenpeace déplore le retard persistant d’acteurs de poids comme Amazon, Netflix, IBM, Hewlett-Packard Entreprise, Oracle ou encore Samsung. L’ONG critique tout particulièrement la position du groupe de Jeff Bezos, dont la division dans le cloud computing, Amazon Web Services, se développe à grand allure alors que son index d’énergies renouvelables se limite à 17%. Pourtant, Amazon s’est engagé en 2014 à atteindre 100% d’énergie propre dans sa consommation d’électricité, trois ans après l’engagement de Facebook et deux ans après ceux de Google et Apple.

Engagement de Netflix

« Les actions concrètes ne suivent pas en matière d’énergie renouvelable et l’entreprise manque de transparence concernant son approvisionnement énergétique. Cette attitude est d’autant plus préoccupante que l’entreprise américaine est en train de développer ses activités et ses infrastructures de cloud rapidement et sur des marchés ou des régions alimentés par des énergies sales comme le charbon », commente l’organisation pour justifier le mauvais classement d’Amazon. 

Autre géant mis en épingle : le leader du streaming vidéo Netflix, dont l’index d’énergies renouvelable est de seulement 17%. « C’est l’un des mastodontes du net et ses choix énergétiques sont donc loin d’être anodins. Il doit assumer ses responsabilités, montrer l’exemple et faire en sorte que sa croissance soit alimentée par des énergies renouvelables, et non par des combustibles fossiles », conseille Greenpeace. Mais Netflix n'est pas maître de son empreinte énergétique puisqu'il tend à s'appuyer exclusivement sur le cloud de Google.

Netflix, qui affiche l’une des plus fortes empreintes écologiques parmi les entreprises évaluées dans le rapport, a annoncé en 2015 l’intention de compenser la totalité de ses émissions de carbone. Mais en examinant son engagement de plus près, Greenpeace se rend compte qu’il se concentre plutôt sur l’achat de crédits carbone ou de certificats d’énergies renouvelables. Des artifices qui ne dynamisent pas les investissements en faveur des énergies renouvelables.

Les Chinois à la traîne

Pour la première fois, l’ONG s’intéresse à des acteurs asiatiques dont les chinois Alibaba, Baidu et Tencent, dont l’activité s’internationalise de plus en plus. Ces acteurs restent bien loin derrière leurs homologues américains, principalement à cause de la position de monopole de leurs fournisseurs d’énergie qui ne proposent qu’une offre limitée d’électricité propre. « Les entreprises américaines leaders du numérique ont montré qu’une énergie propre était bénéfique à la fois pour la planète et pour les affaires. Les entreprises d’Asie de l’Est doivent leur emboîter le pas », conseille Greenpeace.

Si l’ONG se préoccupe du sujet, c’est que la consommation d’électricité des datacenters est en train de s’envoler du fait de l’explosion des usages numériques, des services en ligne ou du cloud computing. De 2% en 2012, son poids dans la consommation totale d’électricité dans le monde pourrait grimper à 13% en 2030.

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