Greenpeace critique la position de l’ASN sur les fissures des cuves nucléaires

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Centrale nucléaire de Doel en Belgique
© Electrabel

Alors que se déroule une réunion d’experts cet après midi au sujet des fissures sur les cuves de réacteurs, Greenpeace donne son avis sur le sujet.

L’association écologiste déplore ce 16 août notamment la différence d’approche entre la France et la Belgique dans ce dossier. D’après elle, la cuve d’un réacteur est de fait un composant difficilement réparable, suivant ainsi la position prise par les autorités belges quant à une relance semble-t-il impossible.

Sur ce point l’association revient sur la position de la France, qui assure que ses centrales ne présentent aucun souci de ce type. Pour Greenpeace, ce n’est pas vrai, car plusieurs réacteurs français connaissent des microfissures, sur les tubulures ou sur le corps même de la cuve.

Ces fissures sont des "défauts sous revêtements" ou DSR, c'est à dire des fissures dans le métal de base de la cuve, "apparues lors de la fabrication au moment du recouvrement par la couche d'acier inoxydable", assure Greenpeace.

Selon Sophia Majnoni d'Intignano, chargée de campagne à Greenpeace France, les cuves de Dampierre, de Gravelines ou encore du Tricastin seraient concernées.

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), selon Greenpeace, contrôle ces défauts sur les cuves lors de la visite décennale, "pour s'assurer qu'ils n'évoluent pas".

Greenpeace prend le cas de petites fissures repérées au niveau de la soudure d’une pénétration de fond de cuve à Gravelines. A l’époque, en 2001, l’ASN aurait demandé à EDF de vérifier l’ensemble des pénétrations de fond de cuve des réacteurs.

Liste complète

Greenpeace "ne comprend pas une telle différence d'approche entre les régulateurs français et belge", et s'étonne notamment de la position de l'ASN sur une "potentielle réparation" de Gravelines 1, alors que "les soudures sont des zones sensibles" et qu'en 2010 "la position de l'ASN était qu'une réparation sur la cuve était difficile".

L’association demande donc une liste complète des réacteurs équipés des mêmes types de cuves. Elle estime aussi "nécessaire que les normes internationales de contrôle soient renforcées et harmonisées afin que le contrôle de la cuve entière devienne la norme et non plus l'exception".

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1 réaction

sophia majnoni - Greenpeace France | 16/08/2012 - 18H44

L'information selon laquelle "la cuve d'un réacteur est un élément difficilement réparable et dont le remplacement n'est pour l'instant pas envisagé" est en fait une position officielle de l'ASN développée dans une note technique du 5 novembre 2010 sur le vieillissement des cuves des réacteurs nucléaires. Cette note est disponible en téléchargement en bas de cette page : http://www.asn.fr/index.php/S-informer/Actualites/2010/Aptitude-au-service-des-cuves-des-reacteurs-de-900-MWe



Sophia Majnoni d'Intignano - Greenpeace France

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