GPN augmente sa production d’urée en Seine-et-Marne

Le 29 octobre 2009

Investissement

Produire des engrais azotés mais surtout répondre au marché en pleine croissance du traitement des émissions polluantes, tels sont les objectifs de GPN, filiale de Total, à travers la mise en service imminente d’un nouvel atelier de production d’urée sur son site de Grandpuits (Seine-et-Marne). « L’urée synthétique est une matière première utilisée dans la fabrication de fertilisants mais il a aussi une application plus récente et en fort développement dans la réduction des oxydes d’azote », explique Jean-Luc Pradal, directeur commercial et marketing de GPN.

La filiale chimique du groupe Total qui produisait de l’urée à Oissel (Seine-Maritime) a investi quelque 70 millions d’euros pour transférer et accroître cette activité à Grandpuits. « Le nouvel équipement pourra produire jusqu’à 350 000 tonnes d’urée par an en situation de capacité optimisée », précise Benoît Anet, directeur des ressources humaines de GPN. Sous la marque générique AdBlue, des solutions d’urée sont notamment utilisées dans les dispositifs de réduction sélective catalytique (SCR) installés sur les dernières générations de poids lourds pour leur permettre de répondre à la norme européenne Euro V.

« La solution contenue dans un réservoir indépendant est injectée en amont de l’échappement. Par réaction elle casse la molécule d’oxyde d’azote pour libérer d’un côté de l’eau et de l’autre de l’azote présent naturellement dans l’air », explique Jean-Luc Pradal. « Tous les véhicules industriels commercialisés aujourd’hui doivent répondre à la norme Euro V et six des sept principaux constructeurs ont opté pour la technologie SCR », indique Julien Berthet de Renault Trucks. Le marché encore limité est donc appelé à un bel essor au rythme du renouvellement des flottes.

« La consommation à l’horizon 2012 est estimée à 3 millions de tonnes par an en Europe dont 700 000 tonnes en France. GPN ambitionne d’être le leader hexagonal », annonce encore Jean-Luc Pradal. Le procédé peut aussi concerner les véhicules particuliers. « Tous les gros 4X4 fabriqués et vendus sur le marché américain sont dotés de cette technologie et nous commençons à en importer en Europe », confirme Olivier Amelineau de Mercedes Benz France.

L’urée a aussi un débouché pour le traitement final des fumées des installations industrielles telles les centrales thermiques, les cimenteries, les usines d’incinération. « Ce marché représente environ 600 000 tonnes par an mais il pourrait progresser en fonction de la modernisation des équipements », note Jean-Luc Pradal.

En Ile-de-France, Patrick Désavie

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