Gostai programme les robots compagnons
Par Aurélie Barbaux - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3049A Osaka, Jean-Christophe Baillie est en passe de devenir une star. Pour cette ville japonaise qui souhaite devenir le centre mondial de la robotique de service aux personnes, son langage de programmation Urbi vaut de l'or. Au point qu'il y a déjà été invité trois fois pour rencontrer les fabricants de robots compagnons locaux.
Mais Gostai, la start-up qu'il a créée à Paris en novembre 2006, manque encore de moyens pour ouvrir des bureaux commerciaux au Japon et en Corée, où sont ses marchés. Qu'importe. Jean-Christophe Baillie a une autre idée pour booster les ventes de sa plate-forme de programmation robotique, issue d'un travail personnel de trois ans au sein de son laboratoire de l'Ecole nationale supérieure des techniques avancées (ENSTA). Il mise sur le concept de communauté. Et pour le concrétiser, quoi de mieux que de proposer, en téléchargement, des versions gratuites grand public, destinées à la programmation du chien Aïbo de Sony et, depuis quelques jours, des robots Mindstorms de Lego ? De quoi, surtout, démontrer au passage la simplicité et la puissance de l'outil.
Pour les laboratoires, premiers clients de Gostai, et les universités, des versions spécifiques pour différents types de robots existent aussi.
Cependant, ombre géante au tableau, Microsoft a lui aussi lancé, en décembre 2006, un environnement de programmation similaire pour la robotique. Gostai a toutefois des atouts. Son langage Urbi est plus convivial et surtout plus ouvert à la communauté Linux. Des leaders du traitement de la voix ou de la vue l'ont aussi préféré comme partenaire pour développer des interfaces robotiques à partir de leurs algorithmes. Cela suffira-t-il ? .

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