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Quotidien des Usines

Goss International s'apprête à supprimer 124 emplois en France

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Après la fermeture de ses deux usines en 2013, le fabricant de rotatives Goss International supprime ses activités commerciales, de SAV et de bureau d'études. Les syndicats contestent la méthode en justice.

124 emplois sont menacés chez Goss International Europe BV, filiale du groupe américain Goss, spécialisé dans la fabrication de rotatives pour l'impression de journaux. Jeudi 17 décembre, les salariés répartis sur deux sites, 32 à Nantes (Loire-Atlantique) et 92 à Chantilly (Oise), ont été sommés de rentrer chez eux, sans courrier ni procédure de licenciement en bonne et due forme.

Pour mémoire, Goss International a fermé en 2013 ses usines françaises de Nantes et de Montataire (Oise), supprimant 300 emplois. Le groupe, désormais aux mains du fonds de pension AIP, n'avait conservé que 124 salariés français sur des fonctions commerciales, de SAV et le bureau d'études.

A l'époque, le groupe américain avait attendu la liquidation de sa filiale française, Goss International France (GIF) avant d'en racheter les actifs via Goss International Europe BV (GIE), une autre de ses filiales basée aux Pays-Bas. Le tribunal de commerce de Compiègne avait accepté ce "rachat de l'entreprise par elle-même". Les syndicats l'avaient contesté en justice.

"Le groupe fait l'économie d'un plan social"

Le 3 décembre 2015, la cours d'appel de Douais (Nord) leur a donné raison, annulant la transaction. "Goss estime désormais que les 124 contrats de travail reviennent de fait dans le giron du liquidateur de l'entité française", explique Wilfried Belloir, délégué syndical CFDT. Mais, déjà, le liquidateur judiciaire a fait savoir que les salaires ne seraient plus versés le mois prochain.

Pour la CFDT, les salariés sont privés d'employeurs, de leurs droits sociaux et de l'Assurance garantie des salaires (AGS). "Le groupe fait ainsi l'économie d'un plan social", déplore le syndicat. Les salariés ont porté mardi l'affaire devant le tribunal de grande instance de Senlis, lequel pourrait prendre une décision le 29 décembre.

Emmanuel Guimard

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