GM sur la voie de la restructuration d'Opel
Par Barbara Leblanc - Publié le
Selon plusieurs sources proches du syndicat IG Metall en Allemagne, le constructeur américain pourrait transférer des productions vers des usines en Europe pour empêcher à sa marque européenne de faire faillite.
General Motors pourrait passer un accord avec le syndicat allemand IG Metall pour éviter un mouvement social et la faillite d’Opel. C’est ce qu'ont révélé plusieurs sources à Reuters le 11 janvier. Selon cet accord, encore à l’étude, le constructeur américain déplacerait une partie de sa production de Chevrolet de Corée du Sud vers les sites d’Opel en Europe.
En contrepartie, General Motors pourrait ainsi mettre en œuvre des mesures de réduction de coûts en Europe pour préserver Opel. Pour IG Metall, l’intérêt serait de maximiser l’utilisation des capacités des usines d’Opel et de convaincre GM d’exporter des voitures Opel en plus grand nombre hors d’Europe. Mais surtout il veut éviter toute suppression d’emplois massive. Selon une source proche du patron de GM, Dan Akerson, le groupe pourrait définir une stratégie claire pour Opel avant la fin du mois de mars.
Cette stratégie pourrait venir compléter le plan de restructuration lancé par Opel en février 2010. A cette époque la marque européenne ambitionnait un retour aux bénéfices d’ici à 2012 avec une réduction de 20% de ses capacités de production en Europe. Le président du directoire Karl-Friedrich Stracke a déclaré en décembre qu’il visait désormais des bénéfices annuels d’un milliard d’euros pour 2016 avec une marge de 5% sur la base d’une part de marché en Europe de 8,5%.
Reste que du côté de General Motors, on se veut plus pessimiste. Selon le vice-président de General Motors Steve Girsky, la stratégie visant à redresser la barre chez Opel a échoué.

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